Il y a deux jours, il était dévasté, "cuit" et en colère après une 4ème place cruelle.
Aujourd'hui, Émilien Jacquelin sourit enfin.
Au terme d'une poursuite olympique haletante, le Grenoblois a été chercher la médaille de bronze avec les tripes, refusant de revivre le cauchemar du sprint.
Un dernier tour compliqué
Pourtant, le spectre de la médaille en chocolat a plané sur le dernier tour. Jacquelin a avoué avoir vécu des moments de doute intense face aux assauts de ses concurrents.
« Je me suis vu finir quatrième... Le dernier tour était compliqué. J'ai fait face à une attaque dès le début du tour, et ça mentalement ça m'a fait du mal.
Physiquement, j'ai essayé de me remobiliser pour rester concentré sur ce que j'avais à faire. »
« J'avais envie d'attaquer, de jouer »
Fidèle à sa réputation de "joueur", Jacquelin n'a pas voulu subir.
C'est en attaquant qu'il a construit ce podium, même si l'Or s'est échappé. « J'avais envie d'attaquer là, de jouer aujourd'hui, c'est chose faite », explique-t-il.
Philosophe, il accepte la couleur du métal avec le sourire du devoir accompli : « Tant pis pour l'or ce sera pour une prochaine fois ! »