C'est fait. Le temple du slalom a un nouveau maître, et il est Français. Sur la piste vertigineuse du Chuenisbärgli à Adelboden, Paco Rassat a réalisé la course de sa vie.
Une victoire de prestige qui lui offre, cerise sur le gâteau, le dossard rouge de leader de la Coupe du Monde.
Dans l'aire d'arrivée, submergé par le bruit de 25 000 fans en délire, le Français a laissé exploser une joie brute, incontrôlable.
« C'était dingue ! Quand j'ai vu la lumière verte en bas, j'avais juste envie de tout jeter dans l'air d'arriver. J'ai jeté les bâtons, j'ai vu le public. C'était dingue ! »
Une pression immense au départ
Pourtant, là-haut, dans le portillon, la tension était à son comble. Rassat savait que ses compatriotes avaient placé la barre très haut, notamment Steven Amiez qui venait de prendre la tête.
« En haut, à la télé, je regardais les coureurs devant moi, et j'ai regardé Steven (Amiez) prendre le lead. Je voyais que c'était hyper serré, donc je savais qu'il ne fallait pas que je me dorme en deuxième manche. »
Un rêve vécu en famille
L'émotion était d'autant plus forte que Paco Rassat n'était pas seul. Ses parents avaient fait le déplacement en Suisse, comme ils l'avaient fait pour son exploit à Gurgl.
Vivre ce sacre sous leurs yeux, au lendemain du podium de son pote Léo Anguenot en géant, ajoute à la magie du moment.
« Hier, j'ai vécu le podium de Léo Anguenot . Et là, de le vivre moi, à la première personne, devant ce mur-là. C'est complètement dingue.
Je suis ému. C'était mon rêve de faire ça et là, je le vis. Encore une fois, mes parents sont ici comme à Gurgl. C'est fou. »