Le monde du ski de fond manque de superlatifs pour décrire ce qui s'est passé ce samedi au stade de Tesero.
En s'imposant sur le mythique 50 km classique, au bout de l'effort, Johannes Høsflot Klæbo a réalisé l'impensable : gagner les 6 titres olympiques mis en jeu.
Un 6 sur 6 vertigineux qui fait de lui le roi incontesté de ces Jeux de Milan-Cortina.
« Difficile de trouver les mots justes »
À l'arrivée de ce triplé norvégien historique (Nyenget en argent, Iversen en bronze), la star de 29 ans avait presque la larme à l'oeil submergée par la pression accumulée.
« C'est incroyable. Après les championnats du monde, nous savions que c'était possible, mais de là à le faire, il est difficile de trouver les mots justes.
Tellement d'émotions en franchissant la ligne. Mentalement, j'étais dans de meilleures dispositions que l'année dernière...
J'ai une famille et une fiancée qui me soutiennent énormément, alors ensemble nous faisons les bons choix et le résultat, ce sont six médailles d'or. »
« Je commence à croire que c'est une machine »
Derrière lui, ses propres compatriotes oscillent entre la fierté du triplé et le désespoir d'affronter un tel monstre.
Martin Løwstrøm Nyenget, médaillé d'argent pour les derniers JO de sa carrière à 33 ans, a résumé la pensée de tout le peloton :
« Je commence à croire qu'il est une machine. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour me débarrasser de lui pendant 49 km, mais dans le sprint final, quand il est encore là, c'est presque impossible de le battre. »
Emil Iversen, bronzé après une carrière en dents de scie, savoure ce braquage national :
« C'est irréel ce que nous avons fait aujourd'hui. Nous avons distancé tout le monde, et nous étions les trois fondeurs les plus forts du monde. J'ai préparé ça toute ma vie. »
