Après des Jeux olympiques totalement ratés, qui ont laissé des traces profondes dans son esprit , Justine Braisaz-Bouchet tente de recoller les morceaux.
Mais, malgré une forme physique indéniable, le mental semble encore fracturé, comme en témoigne son nouveau passage à vide face aux cibles lors du 15km de Kontiolahti.
Un tir cauchemardesque
Au micro de La Chaîne L'Équipe, la championne française n'a pas caché son désarroi face à cette nouvelle contre-performance.
« Me concernant, il y a beaucoup d'envie. J'ai aussi besoin de reprendre des repères », a-t-elle d'abord analysé.
« Le début de course était encourageant, les sensations physiques sont bonnes.
J'ai du mal à expliquer le dernier couché et cette triple faute. J'essaie de garder le positif même si je suis extrêmement déçue de ma course.»
Mais le mal est bien plus profond qu'un simple mauvais réglage sur la carabine. Le poids des attentes brisées pèse lourd :
« J'ai pris un gros coup de massue aux JO, j'avais beaucoup d'attentes. »
L'instinct de survie actionné
Face à ce vertige psychologique, Justine Braisaz-Bouchet s'en remet aux fondamentaux pour ne pas sombrer totalement dans cette fin de saison.
« Je m'accroche à tout ce qui m'anime, tout ce pourquoi j'aime ce sport », confesse-t-elle. « Il faut que je sois patiente, que je conserve mon énergie et que je continue de croire en moi. »
80e, 62e et 27e aux JO, 75e ce jeudi soir, on a jamais vu une telle série chez la Savoyarde.
