Tirs ultra-rapides, craquages lunaires, accélérations foudroyantes ou arrêts complets sur la piste : Émilien Jacquelin ne laisse personne indifférent.
Ce comportement volcanique n'est pas un caprice, c'est une philosophie.
Aux Jeux Olympiques, le trentenaire français a dévoilé la source intime de sa folie : le mythique cycliste Marco Pantani.
Le bijou du « Pirate » en héritage
Ce qui donne une dimension mystique aux courses de Jacquelin durant ces JO, c'est ce petit anneau qui brille à son oreille gauche. Il ne lui appartient pas.
C'est la boucle d'oreille originale de Marco Pantani, prêtée par la famille du défunt cycliste italien.
« Marco Pantani était mon idole d'enfance. C'est émouvant, mais je lui suis extrêmement reconnaissant.
Il est avec moi depuis deux semaines maintenant. J’ai repensé à cette boucle d’oreille et à la confiance que la famille de Marco m’a témoignée pour aller chercher le bronze en poursuite. »
L'art avant le résultat
Surnommé "Le Pirate" pour son style intrépide et son bandana, Pantani a forgé la vision du sport de Jacquelin.
« Mon rêve était de devenir cycliste comme lui », avoue le Français. Et sur les skis, il reproduit ce panache absolu. Gagner de manière ennuyeuse ? Très peu pour lui.
« Gagner la course m'importe peu. Je veux offrir quelque chose au public, et qu'il me le rende.
Pour moi, c'est bien plus important que de gagner une course sans saveur. Le sport est simplement ma façon de m'exprimer.
Je suis comme un artiste qui veut monter sur scène et interagir avec le public. »
Le dernier des romantiques
Dans un sport ultra-calculé où tout se joue au millimètre, Émilien Jacquelin est une anomalie sublime.
Sa tactique ? « Oser, jouer et attaquer », comme son héros d'enfance.
S'il a déjà contribué à l'or en relais et pris le bronze en poursuite, sa plus grande victoire est ailleurs : il donne de la magie à son sport.
