Après une bataille dantesque sur la piste d'Oslo-Holmenkollen, Julia Simon a dû s'incliner pour un rien face à sa rivale suédoise Hanna Oeberg sur la poursuite.
Malgré la déception de la deuxième place, la Française livre une analyse lucide et honnête sur ce sprint final où tout s'est joué dans la "soupe" norvégienne.
« Elle (Hanna Oeberg) joue très bien le coup. Je lui aurais fait exactement la même chose. En fait, j'étais complètement rincée, elle me décroche dans la grosse bosse.
Je reviens un peu au mental en me disant que la victoire est juste là, je ne peux pas laisser passer, j'essaye de revenir. » — Julia Simon interrogée par la chaine l'Equipe.
Un final dans la "soupe" d'Oslo
La fin de course a été marquée par des conditions de neige extrêmement difficiles, rendant chaque appui incertain. Julia Simon explique avoir manqué de vitesse au moment crucial :
« Je reviens dans ses skis, je me dis bon, il va falloir prendre vraiment de la vitesse dans la petite descente.
En fait, ces conditions de ski sont tellement difficiles avec la neige qui est de la soupe, on s'enfonce et je n'arrive pas à prendre assez de vitesse. »
« J'aurais dû réussir à déboîter avec plus de vitesse, m'imposer, sortir un peu les épaules et lui dire maintenant tu prends le couloir de gauche.
Je me laisse un petit peu marcher dessus. Après, l'erreur qui me coûte un petit peu cher, c'est que je perds l'équilibre. Je marche sur le bâton, j'ai failli lui casser le bâton, je perds l'équilibre. »
Une fierté intacte
Malgré ce déséquilibre final, Julia Simon retient surtout l'intensité du combat. « Si j'arrivais, même si on était sur le même couloir, que c'était la galère, je me dis, on ne sait jamais.
Mais c'était un très beau sprint, elle l'a super bien joué. Je suis contente d'avoir réussi à livrer une bataille de cette envergure. »
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