Sebastian Samuelsson parle cash

Pendant que certains biathlètes calculent leurs primes de course pour boucler les fins de mois, Sebastian Samuelsson évolue visiblement dans une autre galaxie.

Vainqueur éclatant du sprint de Ruhpolding le week-end dernier, le Suédois de 28 ans a lâché une petite bombe sur sa situation financière.

Contrairement à beaucoup, il ne court plus après l'argent.

« Je n’ai plus besoin de gagner un sou de plus, je peux continuer comme ça aussi longtemps que je le souhaite. Je n'ai aucun souci à me faire pour mon projet. »

Le pactole de Pyeongchang

D'où vient cette sérénité absolue ? De 2018. Ses médailles olympiques (l'or en relais, l'argent en individuel) ont transformé sa vie.

« Depuis mes médailles de 2018, je vis de ma passion et j'ai même de belles économies », confie-t-il. Une sécurité qui lui offre un luxe rare dans le sport de haut niveau : le pouvoir de dire "non".

« Je travaille avec les sponsors avec lesquels je veux collaborer... Je peux être très sélectif. »

Nove Mesto : Pour le globe, pas pour le cash

Cette aisance financière explique aussi sa stratégie sportive. Alors que les sœurs Öberg font l'impasse sur Nove Mesto pour se préserver avant les JO, Samuelsson sera bien au départ ce week-end.

Actuellement 3e du général, il misait gros sur l'étape Tchèque mais jeudi soir il s'est totalement raté sur le 15km.

L'argent des primes sera pour une prochaine fois, mais pour lui c'est du bonus, un "investissement pour l'avenir" pour celui qui avoue n'avoir "aucune formation ni expérience professionnelle" en dehors du ski.

Samuelsson est conscient de sa chance. « C’est agréable de ne pas avoir à y penser... mais je comprends que beaucoup de gens en aient besoin », admet-il, lucide sur la réalité économique de ses coéquipiers moins fortunés.

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