Ce jeudi, Ingrid Landmark Tandrevold a terminé à une lointaine 58e place du sprint d'Oberhof, accusant plus de deux minutes de retard sur la gagne après avoir craqué sur son dernier tir (trois fautes).
Mais la Norvégienne avait la tête et le cœur ailleurs, toujours marqués par la disparition de son coéquipier Sivert Bakken.
« Je n'avais plus d'énergie physique ni mentale »
Au micro de la NRK, retenant difficilement ses larmes, Tandrevold a avoué que s'élancer aujourd'hui relevait de l'épreuve de force.
« C’était très spécial d’y aller aujourd’hui. Je savais que les derniers jours avaient été difficiles et que je n’avais pas beaucoup d’énergie physique ni mentale. »
Ce qui a particulièrement bouleversé la championne, c'est la cérémonie qui s'est tenue plus tôt dans la journée, avant la course masculine.
Un moment de communion intense où le monde du biathlon s'est figé pour saluer la mémoire du jeune disparu.
« Nous avons pu assister à la célébration avant le départ des garçons et je dois dire que c'était très émouvant.
Cela en dit long sur la communauté du biathlon. C'était très touchant d'observer une minute d'applaudissements en hommage à Sivert. C'était vraiment très fort. »
Aujourd'hui à Oberhof, il n'y avait pas de place pour la performance dans l'esprit de Tandrevold, mais sportivement la Norvégienne reste sacrément sous pression pour décrocher sa place aux JO.
Heureusement pour elle que ses coéquipières ne performent pas (exceptée Kirkeeide) !