Adulée par les fans, reine d'Instagram et visage incontournable du biathlon mondial, Dorothea Wierer ne cache plus que le costume de superstar commence à peser lourd.
À l'approche des Jeux Olympiques, l'Italienne a livré des confidences sur son quotidien effréné.
Loin de la langue de bois habituelle, "Doro" admet que l'été a été particulièrement éprouvant, tiraillée entre ses obligations d'athlète et les exigences de ses partenaires.
« L’été a été fou : je n’ai jamais eu autant à faire à cause des Jeux olympiques. Tout le monde voulait quelque chose.
Je ne dis pas non parce que je gagne de l'argent. Mais en tant qu'athlète, c'est très difficile. Parfois, c'est même dur. »
Le piège des réseaux sociaux
Ambassadrice pour des géants comme Audi ou Samsung, en plus de gérer sa propre collection de vêtements, Wierer est devenue une marque à part entière. Mais cette omniprésence digitale a un coût énergétique colossal, d'autant qu'elle gère elle-même ses comptes.
« Pour moi, ça aurait été beaucoup plus simple sans les réseaux sociaux. Maintenant, j'ai l'impression que c'est excessif.
Tous les sponsors veulent être présents sur les réseaux sociaux. Lors de mes premières années en Coupe du monde, ce n'était pas comme ça. »
« Je ne me repose pas beaucoup »
C'est le cri d'alarme qui résonne derrière le glamour. À force de courir après les sollicitations et de nourrir le flux Instagram, la récupération, pilier de la performance à haut niveau en pâtit.
Pour la double lauréate du Gros Globe, l'équation devient dangereuse alors que l'hiver bat son plein.
« Je ne me repose pas beaucoup. C'est le plus gros problème. J'ai besoin de plus de repos. » Voilà sans doute une des raisons de son absence sur l'étape d'Oberhof.