Elle est l'une des immenses favorites pour l'Or olympique.
Pourtant, à 27 ans, Lou Jeanmonnot-Laurent ,intouchable leader de la coupe du monde, s'apprête à vivre ses tout premiers Jeux.
Entre humilité désarmante et ambition assumée, la Française a livré ses vérités avant de rejoindre Antholz.
« Je ne sais pas dire si je suis capable de gérer les Jeux olympiques : je ne les ai jamais vécus », sourit-elle avec sincérité.
"Juste des anneaux et des médias partout"
Pour ne pas se laisser dévorer par l'événement, Lou Jeanmonnot a une stratégie : la rationalisation.
La chance des biathlètes ? Être isolés à Antholz, loin d'une énorme ferveur olympique, un site qu'ils connaissent par cœur.
« Je me dis qu’en fait je ne vois pas trop ce qui va être extrêmement différent : à part des anneaux olympiques et des médias qui traînent un petit peu partout. »
Malgré cette apparente décontraction, l'émotion est là.
Le simple fait d'imaginer le « bip » du portillon de départ avec les anneaux sur le dossard suffit à faire battre son cœur plus vite.
« C'est énorme, je trouve. Tout ça pour dire qu’émotionnellement, je temporise un peu parce que c'est énorme, je trouve.
J'essaye de ne m'attendre à rien parce que j'ai envie de diminuer ma quantité de stress qui a tendance à monter gentiment », avoue-t-elle sur France Bleu.
Premier rendez-vous pour la numéro 1 mondiale, dimanche avec le relais mixte.