C'est avec une franchise rafraîchissante que Clément Noël a lancé sa campagne pour devenir porte-drapeau de la délégation française aux Jeux de Milan-Cortina 2026.
Présent en visioconférence ce mardi aux côtés de Julia Nirani Pereira et Kevin Aymoz, le champion olympique de slalom a révélé qu'il n'était pas le plan A... du moins, pas dans sa propre tête.
« Au tout début, quand on a parlé de ces candidatures, je n'étais pas forcément hyper chaud », a avoué le skieur de Val d'Isère. Pour lui, un autre nom s'imposait comme une évidence.
Il a poussé pour Alexis Pinturault
Clément Noël n'a pas caché son admiration pour son coéquipier Alexis Pinturault, qu'il considérait comme le candidat légitime.
« J'aurais aimé qu'on soit représenté par Alexis. Ce sera sûrement ses derniers Jeux, c'est une vraie légende de notre sport. Je lui en avais parlé pour lui dire que ce serait cool que ce soit lui. »
Pourquoi Pinturault a dit non
Mais alors, pourquoi le skieur le plus titré de l'histoire de France n'est-il pas sur la liste ? La réponse tient en un mot : la campagne. « Les processus de candidature et de campagne ne lui plaisaient pas. À moi, pas beaucoup non plus », sourit Noël, interrogé par l'Equipe.
Face au refus de son aîné, le slalomeur a pris ses responsabilités : « Il a dit que cela ne l'intéressait pas. Donc j'ai dit que s'il fallait représenter le ski alpin, je pensais être bien placé pour le faire. »
Une décision pragmatique, motivée aussi par l'incertitude de l'avenir.
Alors que les Alpes françaises accueilleront les Jeux en 2030, Noël préfère saisir l'instant présent : « Dans quatre ans, on ne sait pas si on sera toujours aussi performant. Là, je devrais être présent et en forme. »