Le Graal est enfin entre ses mains. Après une bataille tout au long de l'hiver, Lou Jeanmonnot a soulevé le gros globe de cristal ce dimanche à Oslo.
Un moment d'histoire pour le biathlon tricolore, vécu par une athlète épuisée mais portée par la magie de l'instant.
« Émotionnellement je suis vidée, les Jeux étaient éprouvants, la fin de saison était éprouvante et c’était dur de se faire mal, dur de ne pas compter les points et de rester dans l’exigence et la performance de la compétition. Cela fait du bien quand ca s’arrête. » — Lou Jeanmonnot
Un rêve d'enfant
Au-delà du métal précieux, c'est la symbolique qui émeut la Jurassienne.
En s'imposant sur le toit du monde, elle boucle un voyage débuté il y a des années, lorsqu'elle n'était qu'une enfant rêvant devant sa télévision.
« Maintenant avoir ce globe dans la main, d’avoir fait des photos avec aussi les petits globes c’est fou. Je suis devenu l’idole que j’avais quand j’étais petite alors j’en profite. »
Le symbole Franzi Preuss
Le destin a également bien fait les choses pour la remise du trophée. C’est son amie et rivale Franziska Preuss qui lui a remis la récompense suprême, un clin d'œil que Lou n'est pas près d'oublier.
« Voir Franzi me remettre le globe c’était trop cool, avec elle l’histoire était folle, elle est incroyable, et c’était le meilleur moyen de boucler la boucle, j’ai adoré. »
Désormais, la championne aspire au repos. Si les championnats de France arrivent, le cœur n'est plus à la bataille :
« L’idée de courir me plait pas trop, j’ai juste envie de profiter de l’ambiance, à partir d’aujourd’hui la compétition est derrière. »
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