JO - Romane Miradoli met fin à 24 ans de disette française !

La France attendait cela depuis 2002. Depuis l'époque dorée de Carole Montillet. Aujourd'hui, Romane Miradoli a arrêté le temps.

Médaillée d'argent en Super-G, la skieuse française plane.

« On aimerait que le temps s'arrête un petit peu, là, le temps de surfer sur un petit nuage », a-t-elle confié à l'Equipe, les yeux brillants, après une course d'anthologie.

La peur du regret plus forte que la peur de la chute

Pourtant, tout avait mal commencé. « Cette semaine était très, très mal partie », avoue-t-elle. Mais au moment de s'élancer, une seule chose comptait : ne pas avoir de remords. La Française a skié libérée, prête à tout risquer.

« Je n'avais qu'une peur, c'était de ne pas skier libérée. Je fais très rarement des sorties de piste, donc commettre des erreurs, ça ne me faisait pas peur.

C'était plutôt d'arriver en bas avec des regrets. Et franchement, ça aurait été la pire chose. »
« Il y a tous ceux qui ne croyaient plus en nous... Aujourd'hui, moi j'y ai cru. Et c'est cool. Je voulais gagner...

Mais quand même, avec le dossard 15, je me dis que les neuf meilleures sont déjà passées. Donc, je me suis dit : ça sent bon. »

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Un cri d'alarme pour la relève

Au-delà de sa performance personnelle, Miradoli a profité de la lumière olympique pour lancer un message crucial.

Cette médaille doit servir d'électrochoc pour le ski féminin tricolore, en manque de densité.

Derrière le sourire, l'inquiétude est réelle.

« J'espère que ça va en faire rêver quelques-unes... Parce qu'on n'a pas beaucoup de relève », a lâché la vice-championne olympique.

« J'espère que cette médaille va donner envie aux prochaines générations. » Le message est passé.