Premier Français de cette descente olympique, Nils Allègre termine à une honorable 8e place, à 1''19 du vainqueur.
« Je suis plutôt satisfait, l'état d'esprit était bon », analyse-t-il à chaud.
Pourtant, le skieur de Serre Chevalier aurait pu espérer mieux sans un incident mécanique rarissime qui l'a handicapé dans tout le final.
Le caillou maudit
Alors qu'il était dans le match, Allègre a senti son ski droit se dérober. La cause ? Pas une erreur technique, mais un élément extérieur.
« J'ai pris une pierre sous le ski droit, du coup je suis un peu sur des œufs toute la dernière partie.
Je ne suis pas dans le sens de la glisse à ce moment-là... Ça nous arrive de temps en temps, il faut l'accepter, c'est comme ça. »
L'hommage au « Monstre » Von Allmen
Fair-play, le Français a reconnu la supériorité totale du nouveau champion olympique suisse, notamment dans le passage clé de la Carcentina.
« C'est monstrueux... Il faudra que je regarde où il prend le gaz à cet endroit-là. »
Même si Allègre a trouvé le tracé « plus joueur » qu'en décembre, la Stelvio reste un mythe brutal :
«C'est une exigence extrême, on a vu des mecs qui s'écroulent en bas parce que physiquement c'est un combat. »
