🏒 JO Alpes 2030 · Pôle glace

Nice lâche tout 

Le nouveau maire de Nice, M. Ciotti, a refusé d'ouvrir l'Allianz Riviera pour le hockey sur glace. 

Depuis le début, l'équilibre du projet Alpes 2030 reposait sur un partage simple : les Alpes du Nord pour les sports de neige, les Alpes du Sud pour le pôle glace. Nice, candidate officielle depuis des années, devait accueillir le hockey et le patinage artistique à l'Allianz Riviera. L'élection d'un nouveau maire a tout fait basculer. La belle promesse d'un projet équilibré ne tient plus.

La chronologie d'un fiasco politique

Le nouveau maire de Nice, M. Ciotti, a d'abord proposé un contre-projet dimensionné pour un championnat du monde junior, totalement inadapté aux exigences olympiques. Après des semaines de négociation, il a évolué sur presque tout sauf sur l'essentiel : l'utilisation de l'Allianz Riviera pour le hockey sur glace. La fédération internationale (FIHG) a alors posé son veto impossible d'organiser un tournoi olympique sur un « praticable qui ne correspond à rien ». Le hockey masculin est parti. Le hockey féminin a suivi. Le patinage artistique aussi. Et le CIO a rappelé son principe de base : quatre pôles unifiés. Il ne restait plus rien à Nice.

Renaud Muselier dépité

Depuis l'élection du nouveau maire de Nice, on est face à un problème. Il avait fait un contre-projet du niveau d'un championnat du monde juniors, totalement inadapté. On a travaillé pour trouver des solutions, ils ont évolué sur presque tout à l'exception de l'utilisation de l'Allianz Riviera. La fédération internationale de hockey a dit : pas question. Le hockey masculin a décidé de partir, le hockey féminin a suivi, le patinage aussi. Il ne restait plus rien. La messe était dite. Le seul endroit, c'était Lyon. Nice n'aura pas les Jeux, ma tristesse est immense. Renaud Muselier — président de la Région Sud - Le dauphine
Comment, quand on a un tel dossier, on peut le rejeter. Je suis sidéré et abattu. C'est le fruit d'un travail énorme qui est abandonné. C'est se priver d'une image internationale qui n'arrivera plus jamais. Renaud Muselier

Le plan B, Lyon, annoncé dès avril

Muselier précise qu'il avait lui-même anticipé ce scénario de catastrophe : Lyon comme plan B était évoqué dès le mois d'avril. Ce n'est pas une improvisation de dernière minute, c'est un constat d'échec politique géré à la hussarde.

Le président de Région, qui garde la fierté d'avoir ramené les Jeux d'hiver en France, n'en cache pas sa « meurtrissure importante » le mot est fort, il l'assume.

La décision finale entre le CIO, l'IPC et les fédérations internationales est attendue fin juin. Le concept initial, un équilibre entre Alpes du Nord et Alpes du Sud, est définitivement mort.