À quelques heures de voir s'éteindre la flamme olympique de Milan-Cortina, la délégation française peut avoir le sourire.
Avec un total de 23 médailles, dont 8 en Or, la France termine 6e du classement mondial et pulvérise son record absolu aux Jeux d'hiver.
Invité au micro de RTL, le président de la Fédération Française de Ski (FFS), Fabien Saguez, s'est réjoui de cette moisson inespérée... tout en pointant du doigt les immenses disparités au sein de ses troupes.
Le biathlon, l'arbre en or qui cache la forêt
Si le bilan global est si beau, c'est parce qu'une discipline a vampirisé les podiums : le biathlon, qui a rapporté 13 médailles à lui seul !
« L'équipe de France de biathlon a été phénoménale. Elle vit une époque dorée sur tous les points de vue. Les audiences télé tous les week-ends sur les Coupes du monde sont assez extraordinaires.
Pour un sport comme le biathlon en France (qui ne compte qu'environ 1000 licenciés), c'est remarquable. »
Beaucoup de disciplines n'ont pas brillé
Mais Fabien Saguez n'a pas voulu faire de langue de bois. L'excellence du biathlon a sauvé la mise et masqué les véritables fiascos de ces JO.
En ski alpin, la discipline majeure, la France rentre avec une seule et unique médaille.
Pour le président, cette discipline a « une vraie difficulté à convertir sur les grands événements parce qu'on a des équipes qui sont relativement denses. »
Le constat est encore plus amer pour les disciplines du freestyle.
« De la même manière, en snowboard cross, en ski cross, globalement qui était pourvoyeur de médailles sur les Olympiades précédentes, pareil, on a eu à mon avis des problèmes de stratégie et d'approche de l'événement. »
Gros boulot pour Alpes 2030
On peut également ajouter les faibles résultats ou même les absences enregistrées en Aerials, Big Air, Snowboard (surtout alpin), Curling, Bobsleigh, Skeleton et aucun succès enregistré en hockey sur glace, ni chez les hommes, ni chez les dames.
Le patinage de vitesse nous a montré de belles promesses mais comment admettre que la France n'est pas capable de construire au moins une patinoire (anneau de vitesse), pour permettre à nos athlètes de progresser ! C'est affligeant.
D'un autre côté le ski de fond masculin, grâce à Mathis Desloges, a répondu aux attentes et le ski alpinisme, discipline qui pèse peu, également.
N'oublions pas que sans le biathlon, on terminerait, sur l'ensemble de toutes les autres disciplines avec seulement 2 médailles d'Or, on se placerait derrière l'Australie, le Royaume Uni, au niveau de la République Tchèque et juste devant l'Espagne.
