Il faut remonter aux mythiques Jeux de Calgary en 1988 (11 podiums) pour trouver trace d'un bilan supérieur.
En égalant la razzia de Pékin il y a quatre ans avec 9 médailles, l'équipe suisse de ski alpin a prouvé qu'elle était l'incontestable nation N°1 de la discipline reine.
Chez les messieurs, la domination a même tourné à l'humiliation pour la concurrence : les skieurs suisses ont raflé quatre des cinq médailles d’or et confisqué 53 % des places sur le podium !
Le roi Franjo von Allmen dans la légende
C'est LE héros absolu de cette quinzaine. Le Bernois Franjo von Allmen a marché sur l'eau.
Vainqueur de la descente, puis du combiné par équipes (avec Tanguy Nef), avant de clore son chef-d'œuvre avec le titre en super-G !
Avec trois titres olympiques lors de ses tout premiers Jeux d’hiver, von Allmen s’est immédiatement hissé à la première place du classement olympique suisse de tous les temps en ski alpin.
Grâce à lui, la Suisse devient la première nation à compter les champions olympiques des deux épreuves de vitesse masculines lors de la même édition !
Meillard brise la malédiction, Odermatt complète sa collection
Ils ont eux aussi glané trois médailles chacun. Loïc Meillard s'est offert la collection complète (Or, Argent, Bronze).
Un an après son titre mondial, le Romand est devenu champion olympique de slalom, un exploit attendu par la Suisse... depuis Edy Reinalter en 1948 à St-Moritz !
De son côté, le patron du ski mondial Marco Odermatt a ajouté l'Argent (en géant et en combiné par équipes) et le Bronze (en super-G) à l'Or qu'il avait conquis il y a quatre ans. Il a désormais tout gagné !
L'argent de Rast et des places d'honneur
La neuvième et ultime médaille de ce bilan faramineux a été arrachée par Camille Rast. La Valaisanne s'est parée d'argent en slalom.
Un métal qui vient panser les plaies des terribles 4es places (la médaille en chocolat, si cruelle) subies par Marco Odermatt en descente, Thomas Tumler en géant et Wendy Holdener en slalom.