Fraîchement victorieuse de la Mass Start à Nove Mesto, Julia Simon aborde les Jeux Olympiques avec le couteau entre les dents.
Revenue sur le circuit après sa suspension et l'affaire judiciaire qui a secoué le biathlon français, la Savoyarde s'est confiée à Ouest France sur le torrent de haine qu'elle a dû affronter.
Si elle a pu surmonter cette épreuve grâce à « des personnes incroyables » autour d'elle, elle garde une rancœur tenace envers les juges anonymes d'Internet.
L'enfer des réseaux : « J'ai lu des choses... »
Julia Simon ne s'en cache pas, la curiosité l'a poussée à lire les commentaires, malgré sa volonté initiale de se protéger. Ce qu'elle y a trouvé ? Des insultes et des experts autoproclamés.
« C’est vrai que, sur les réseaux sociaux, on a un concentré de personnes qui savent tout. J’ai lu des choses, pas tout. J’ai eu besoin d’aller voir. »
Elle a fait sa "liste noire"
C'est la phrase qui fait frissonner. Julia Simon n'est pas du genre à pardonner aveuglément.
Elle a mémorisé les attaques. « Il y a des noms que j’ai en tête, des commentaires qui reviennent souvent », avoue-t-elle.
Mais pas question de répondre par clavier interposé. Sa vengeance sera sportive : « Je me dis que la meilleure réponse, c’est sur la piste que je la donnerai. »
Le fléau des paris sportifs
La championne pointe également du doigt un phénomène qui envenime la situation : les parieurs frustrés. Selon elle, la haine en ligne est souvent liée à l'argent perdu.
« Les gens ne sont pas prêts à perdre et ils renvoient leur frustration sur nous. Je n’ai pas envie de donner de l’importance à ces personnes-là. »
Désormais, cap sur l'Italie. Julia Simon a « hâte d'en découdre, c'est le plus grand défi sportif de ma vie ».
Ses adversaires sont prévenues, ses détracteurs aussi : la réponse risque d'être bruyante à Milan.
