JO 2026 — Lucas Chanavat pas content

La déception est immense, mais la colère est encore plus palpable.

Éliminé dès les quarts de finale du sprint, comme tous ses compatriotes, Lucas Chanavat n'a pas seulement pleuré sur son sort.

Il est vent debout contre l'évolution des sprints avec des parcours devenus longs et exigeants.

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« C'est cata, je suis dégoûté »

D'abord, il y a la douleur de l'échec collectif. Chanavat a eu une pensée émue pour son ami Jules Chappaz, malade, et pour le staff des Bleus.

« C'est cata. Parfois, ça ne veut pas sourire et on l'a vu. Je suis dégoûté pour Jules Chappaz, parce qu'on le savait capable de très grandes choses aujourd'hui... Je suis aussi dégoûté pour tout le staff. On y met tous tellement de cœur...

Moi, il m'en a manqué physiquement dans la bosse. Je voulais l'attaquer en tête pour ne pas devoir faire l'effort de recoller dedans. Je n'ai rien à regretter je n'étais juste pas assez fort. Mais je suis dégoûté de ne pas l'avoir été. »

 

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La charge contre le format olympique

Mais c'est ensuite que le ton est monté. Chanavat regrette amèrement que les JO proposent désormais des parcours de plus en plus longs et durs (3 minutes 30 d'effort), qui favorisent l'endurance au détriment de l'explosivité du "vrai" sprint.

« Maintenant il faut attendre 4 ans, comme après Pékin. Là où je suis déçu, c'est qu'à chaque grand Championnat on a des parcours monumentaux avec 3'30 de courses dans des conditions dantesques.

Ça ne ressemble plus du tout à ce qu'on fait le reste du temps. Ce n'est plus du sprint nerveux et rapide.

Personnellement, ça commence à me saouler. Je ne suis peut-être pas assez objectif mais ça s'éloigne du sprint. »

Pour Chanavat, ce format est taillé pour les "monstres" physiques capables de tout gagner, au détriment des spécialistes.