Fermez le ban, éteignez la lumière. Il n'y a plus d'espoir, plus de miracle, plus rien. Le tennis français a vécu l'une de ses journées les plus sombres ce vendredi à Melbourne.
Dernier survivant d'une armée en déroute, Corentin Moutet a été balayé, dispersé façon puzzle par le numéro 1 mondial, Carlos Alcaraz.
Le score est sans appel : 6-2, 6-4, 6-1 en 2h05. Sur la Rod Laver Arena, il n'y a pas eu de match, juste une exécution logique.
"Je n'ai pas les capacités"
Moutet, qui rêvait d'être le quatrième Français de l'histoire à s'offrir un n°1 mondial en Grand Chelem, a dû se rendre à l'évidence. La marche était trop haute, l'écart trop grand.
« Il était plus fort que moi... J'y suis allé pour donner le meilleur, mais je n'ai pas encore les capacités pour le battre. Tout simplement.
Déjà, il est chez lui. Il joue sur des grands courts. Moi, c'est la première fois que je jouais sur ce court. Donc, il a ses repères.
Moi, je ne les ai pas. Dans le jeu, il sert plus fort que moi, il frappe plus fort en coup droit, il frappe plus fort en revers, il se déplace mieux.
Il fait tout mieux, en fait. C'est pour ça qu'il domine le tennis. » explique Corentin Moutet sur le site de l'Equipe.
18 engagés, 0 survivant
Au-delà de la défaite logique de Moutet, c'est le bilan global qui fait froid dans le dos. Cette édition 2026 restera comme l'une des pires de l'histoire tricolore.
Sur les 18 Bleus engagés (hommes et femmes confondus), aucun ne verra la deuxième semaine.
Les 17 autres avaient déjà pris la porte aux 1er ou 2ème tours. Avec l'élimination de Moutet, le clan français quitte l'Australie la tête basse, sans solution face à la concurrence mondiale.
Seul Arthur Gea, révélation Française de cette édition, aura su faire vibrer les fans.
