JO 2026 — Eric Perrot raconte son dernier tour 

Il a franchi la ligne d'arrivée avant de s'écrouler, livide, vidé de toute énergie.

Eric Perrot n'a pas seulement couru pour une médaille, il a couru pour ses "potes", pour l'histoire, et il y a laissé ses tripes.

Le dernier relayeur des Bleus, chargé de conclure le travail monumental de l'équipe, a vécu des montagnes russes émotionnelles et physiques.

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La peur, le doute, puis la rage

Tout n'a pas été simple. Sur le pas de tir, la tension était insoutenable. « J’ai eu des doutes en sortant du pas de tir avant le dernier tour. Mais c’est le biathlon », avoue le jeune champion.

« On a couru avec passion, avec le cœur, avec les crocs. Quel relais... C’est pour ça que j’ai terminé dans cet état-là. Au sommet de la bosse, je n’étais pas bien. Heureusement qu’il y avait la famille et les amis. »

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L'instinct de survie

C'est dans la douleur que se forgent les plus belles victoires. « Ce n’était pas parfait du début à la fin. C’était beaucoup d’émotions », confie Perrot au Dauphiné.

Porté par les cris de ses proches au bord de la piste alors qu'il voyait "noir", il a puisé dans des ressources insoupçonnées pour conserver l'avance tricolore.

« Beaucoup de fierté de l’avoir emmené jusqu’à la fin », souffle-t-il, encore marqué par l'effort surhumain qu'il a dû produire.