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Le CIO tranche : les JO sont pour tous les athlètes du monde 

La 146e Session du CIO à Lausanne a adopté trois engagements majeurs pour l'avenir du Mouvement olympique. Message central : les Jeux ne peuvent être universels que s'ils restent neutres. Tous les athlètes des 206 CNO et l'équipe des réfugiés ont leur place, sans ingérence politique extérieure.

Dans un monde de plus en plus traversé par les tensions géopolitiques, le CIO choisit de réaffirmer son ADN. Face aux pressions qui s'exercent sur les athlètes russes, biélorusses, israéliens, iraniens ou d'autres nations sous sanctions, l'instance olympique pose une ligne claire : le sport d'abord, la politique dehors. Les Jeux Olympiques sont universels ou ils ne sont rien.

Les 3 engagements du Mouvement olympique

Engagement 1 Rôles et responsabilités clairs au sein du Mouvement Les organisations du Mouvement olympique disposent de cadres précis d'obligation redditionnelle, garantissant complémentarité, efficacité et mécanismes de contrôle définis.
Engagement 2 Autonomie, éthique et bonne gouvernance — sans ingérence politique Toutes les organisations olympiques s'engagent à préserver leur autonomie face à toute ingérence extérieure indue, tout en collaborant de manière constructive avec les gouvernements nationaux.
Engagement 3 · LE PLUS FORT Participation universelle — tous les athlètes du monde Les athlètes des territoires des 206 CNO et de l'équipe olympique des réfugiés pourront participer aux Jeux Olympiques. Coexistence pacifique dans le village, respect mutuel sur le terrain, adhésion aux valeurs olympiques — et la politique reste à la porte.

Ce troisième engagement est le plus significatif dans le contexte actuel. Il constitue une réponse directe aux pays, notamment en Europe, qui ont fait pression pour interdire aux athlètes russes et biélorusses de participer aux compétitions internationales, et une position de principe face aux tentatives d'instrumentalisation politique des JO.

Les Jeux ne peuvent être réellement universels, rappelle le CIO, que s'ils permettent aux athlètes de coexister pacifiquement entre eux indépendamment des politiques étrangères de leurs gouvernements respectifs.

C'est le principe fondateur depuis 1896. C'est lui que le CIO choisit de défendre fermement en 2026, à quatre ans des JO Alpes 2030.