La Rosière
La Rosière — la station plein sud qui skie sur deux pays
La Rosière a construit sa réputation sur un atout géographique simple : une exposition plein sud, presque unique parmi les grandes stations françaises, qui offre un ensoleillement quasi permanent et une vue frontale sur le massif du Mont-Blanc. Le revers, longtemps redouté, était l'enneigement — largement compensé aujourd'hui par l'altitude du domaine, qui culmine à 2 800 m au Mont Valaisan.
L'autre singularité est la liaison avec l'Italie. Depuis 1984, deux remontées franchissent le col du Petit-Saint-Bernard pour rejoindre La Thuile, en Vallée d'Aoste, formant les 154 km de l'Espace San Bernardo. Le contraste entre les deux versants est net : pistes larges et familiales côté français, ski plus sauvage et forestier côté italien. Résultat, une station qui reste avant tout un domaine pour progresser et skier en famille, avec l'international en prime.
1960 — de l'alpage à la station-village
🐄 Des troupeaux de Montvalezan aux premiers téléskis
Jusqu'en 1960, le site de La Rosière n'est qu'un alpage de la commune de Montvalezan, où les familles montaient leur bétail l'été. Les premiers signes d'un tourisme sportif remontent à 1920, avec la création de l'Union sportive de Montvalezan, mais il faudra attendre l'après-guerre et l'essor du ski alpin pour que le site soit aménagé : le premier téléski, celui de la Poletta, est mis en service le 23 décembre 1960.
La station se développe ensuite à un rythme maîtrisé, portée par les habitants de Montvalezan eux-mêmes, qui en garderont la gestion locale dans les décennies suivantes — une particularité souvent soulignée face aux grandes stations savoyardes construites d'un bloc par des promoteurs extérieurs. Le hameau des Eucherts, à 600 m du centre, se développe en parallèle comme second pôle de la station.
154 km — l'Espace San Bernardo, France-Italie
Le domaine s'étend de La Rosière (1 850 m) au Mont Valaisan (2 800 m), avec un prolongement italien vers La Thuile via le col du Petit-Saint-Bernard.
⛷️ Des pistes larges côté France, plus sauvages côté Italie
Côté français, La Rosière est l'une des rares stations-village exposées plein sud : pistes larges, dégagées, idéales pour progresser ou skier en famille. La liaison par le col du Petit-Saint-Bernard bascule ensuite sur La Thuile, où le terrain change de nature — descentes plus longues, passages en forêt, neige souvent plus froide sur ce versant nord. L'ensemble totalise 154 km de pistes et une trentaine de remontées côté français, complétées par les installations italiennes.
La répartition des niveaux est équilibrée : environ 20 % de vertes, 40 % de bleues, 30 % de rouges et 10 % de noires sur l'ensemble du domaine. Deux snowparks et plusieurs zones de freeride balisées complètent l'offre, avec un point de vue sur le massif du Mont-Blanc depuis le sommet du Mont Valaisan. Le domaine compte aussi environ 7 km de pistes de ski de fond.
Profil des pistes
Points forts
- Exposition plein sud unique parmi les grandes stations françaises
- 154 km de pistes avec passage en Italie inclus dans le forfait
- Domaine à dominante facile — idéal pour progresser et skier en famille
- Vue frontale sur le Mont-Blanc depuis les pistes d'altitude
- Accès rapide depuis Bourg-Saint-Maurice (gare TGV en saison)
- Ambiance village préservée, gestion locale par les habitants de Montvalezan
À savoir avant d'y aller
- Domaine de taille moyenne à l'échelle des Alpes françaises (154 km)
- Architecture mixte — chalets néo-savoyards et petits immeubles des années 1960-1970
- Vie nocturne limitée, station orientée famille avant tout
- Le versant sud, très ensoleillé, peut ramollir la neige en fin de journée au printemps
Le col du Petit-Saint-Bernard — la porte de l'Italie
⛰️ Un col historique entre Gaule et Italie
Le col du Petit-Saint-Bernard (2 188 m) est un axe de passage utilisé depuis l'Antiquité : les Romains y traçaient déjà une voie reliant Vienne, dans l'Isère, à Milan. Au XIe siècle, Bernard de Menthon, futur saint patron des alpinistes, y fait construire un hospice pour protéger pèlerins et voyageurs — un édifice toujours visible, réhabilité après la Seconde Guerre mondiale.
Juste à côté, le jardin botanique de la Chanousia, créé en 1897 par l'abbé Pierre Chanoux, réunissait plus de 4 000 espèces de plantes alpines avant sa destruction pendant la guerre ; reconstitué depuis 1978, il en compte aujourd'hui environ 1 200 et se visite à la fonte des neiges. En hiver, le col reste fermé à la circulation mais franchi skis aux pieds grâce à la liaison Espace San Bernardo.
La Rosière et Les Eucherts — deux pôles, un même esprit
🏘️ Un village en balcon, entre chalets et alpages
La Rosière est l'un des hameaux de Montvalezan, bâti en balcon face à la vallée. Le centre historique s'est développé à partir de 1954, avec la construction du bar-hôtel du Relais du Petit-Saint-Bernard par Jean Arpin. L'architecture mêle chalets néo-savoyards récents, bardés de bois, et quelques petits immeubles des années 1960-1970, progressivement rénovés.
À 600 m du centre, le hameau des Eucherts s'est développé comme second pôle de la station, avec ses propres remontées, commerces et services. La commune est labellisée "Famille Plus", "Villages de charme" et "Ville fleurie" (deux fleurs), et son urbanisme reste maîtrisé par la volonté des habitants de préserver l'identité montagnarde du site, entre alpages encore exploités et forêt d'épicéas.
Tarifs & saison La Rosière 2026-2027
Calendrier
- Saison hiver12 décembre 2026 → 12 avril 2027 (Espace San Bernardo complet)
- Forfait journéeEnviron 58 € en tarif public (dynamique selon dates)
- Offre "Je skie au soleil"Dès 35 €/jour hors vacances scolaires, en ligne
- Forfait 2/72 jours de ski par semaine sur toute la saison
Chiffres clés
- Village1 850 m
- Point culminant2 891 m (Mont Valaisan)
- Domaine154 km — ~38 remontées
- Ski de fondEnviron 7 km
- Liaison ItalieLa Thuile via le col du Petit-Saint-Bernard, depuis 1984
Comment s'y rendre
La Rosière est proche des grandes villes de Savoie et dessert la gare de Bourg-Saint-Maurice, terminus TGV en saison.
🚂 En train
- GareBourg-Saint-Maurice, terminus TGV en saison hivernale
- Depuis ParisTGV direct, environ 6 h de trajet total avec navette
- Vers la stationNavette ou bus depuis la gare de Bourg-Saint-Maurice
🚗 / ✈️ En voiture et en avion
- Par la routeAutoroute jusqu'à Bourg-Saint-Maurice, puis route de Montvalezan
- Aéroport de GenèveEnviron 2 h de route
- Aéroport de ChambéryEnviron 1 h 30
- Villes prochesAnnecy, Chambéry, Grenoble, Lyon
FAQ La Rosière hiver
Oui, le forfait Espace San Bernardo couvre l'intégralité du domaine franco-italien : deux remontées franchissent le col du Petit-Saint-Bernard pour rejoindre La Thuile, en Vallée d'Aoste. Il suffit de skier jusqu'au sommet du secteur français pour basculer sur le versant italien, où le terrain devient plus sauvage et forestier, avant de revenir en France par les mêmes remontées ou par les pistes de liaison.
Oui, c'est même l'un des points forts de la station. Le versant français, largement exposé au sud, propose des pistes larges et dégagées à la pente douce, avec environ 60 % de vertes et de bleues sur l'ensemble du domaine. Les familles et les skieurs en progression y sont mieux servis que sur le versant italien de La Thuile, réputé plus technique et plus sportif.
Comme dans la plupart des grandes stations, les prix des forfaits varient selon les dates et le moment de l'achat. L'offre "Je skie au soleil", disponible en ligne hors vacances scolaires et les week-ends de basse saison, permet de descendre à environ 35 € la journée sur l'Espace San Bernardo, contre 58 € en tarif public plein. Réserver en ligne et en dehors des périodes de vacances reste la meilleure stratégie.
🥾 La Rosière en été
Bike park franco-italien, randonnées vers le col du Petit-Saint-Bernard et le jardin de la Chanousia, panorama sur le Mont-Blanc depuis le Mont Valaisan — la montagne plein sud sans la neige.
Voir le guide été de La Rosière →
