C'est un paradoxe étonnant : la plus grande star norvégienne de l'histoire déplore que son pays gagne trop.
Ole Einar Bjørndalen a livré une analyse sans concession sur l'état de santé du ski de fond mondial.
Si le biathlon se porte plutôt bien, grâce au suspens offert par le tir, le ski de fond, lui, souffre d'une hégémonie scandinave qui tue l'intérêt du sport.
« La Norvège est trop forte »
Pour OEB, voir Klaebo et ses compatriotes tout rafler n'est plus une source de joie, mais d'inquiétude.
« La Norvège est trop forte. Nous obtenons d'excellents résultats, mais le ski de fond est un véritable désastre pour moi.
Je trouve vraiment dommage qu'il n'y ait pas plus d'athlètes de haut niveau en compétition, il n'y a que la Norvège et la Suède. »
La France, seule lueur d'espoir
Dans ce paysage monochrome, Bjørndalen ne voit qu'un seul rayon de soleil : la performance des Bleus.
Il a tenu à saluer spécifiquement l'exploit du relais français qui a réussi à s'intercaler sur le podium olympique.
« Heureusement, la France a remporté la médaille d'argent dans une épreuve aux Jeux olympiques, ce qui était réjouissant », a-t-il souligné.
Aujourd'hui l'Allemagne n'existe plus, la Finlande a disparu, les Russes ne sont plus là, la Suisse a plongé et l'Italie va perdre Pellegrino, le seul qui était capable de jouer devant.
Même la Suède, citée par Bjoerndalen (à cause de son hégémonie chez les dames) a réalisé les pires JO de son histoire au points de voir les athlètes s'excuser en direct à la TV.