Le collectif norvégien n'est plus ce qu'il était. Selon le quotidien VG, seules cinq des onze fondeuses de l'équipe nationale ont participé au stage d'altitude de septembre à Font-Romeu, et elles ne seront que deux à celui d'octobre. Heidi Weng, 35 ans, y voit la fin d'une époque.
Cinq sur onze en septembre, deux en octobre
À Font-Romeu, dans les Pyrénées-Orientales, cinq fondeuses représentaient seules l'équipe nationale en septembre : Heidi Weng, Kristin Austgulen Fosnæs, Nora Sanness, Julie Myhre et Milla Grosberghaugen Andreassen.
Deux autres sélectionnées se trouvaient pourtant au même endroit, au même moment. Karoline Simpson-Larsen et Karoline Grøtting s'y entraînaient avec leur ancienne structure privée, Team Anlegg Øst, et leur entraîneur Emil Hosøy.
| Repère | Fondeuses |
|---|---|
| Effectif de l'équipe nationale | 11 |
| Stage de septembre à Font-Romeu | 5 |
| Sur place avec leur équipe privée | 2 |
| Stage d'octobre | 2 |
« On ne revivra plus jamais ça »
Heidi Weng a connu l'équipe de Marit Bjørgen et de Therese Johaug, quand tout le groupe suivait le même programme. Elle se dit heureuse d'être arrivée à cette époque-là.
La Norvégienne, qui attaque sa 18e saison en équipe nationale, n'est pas la dernière à adapter son programme : ces dernières années, elle a préféré rester chez elle avant les grands championnats.
Cet automne, elle a fait le chemin inverse et rejoint le groupe à Font-Romeu, un stage qu'elle dit avoir beaucoup apprécié.
Simpson-Larsen assume sa part
Karoline Simpson-Larsen ne se défile pas. Interrogée sur la cohésion du groupe, elle reconnaît avoir contribué à l'effet inverse.
Elle rappelle aussi qu'elle voulait rester à plein temps dans son équipe privée, et que la fédération ne le lui a pas permis. D'où l'accord sur mesure entre l'équipe nationale et Team Anlegg Øst qu'elle détaillait fin septembre.
Kristin Austgulen Fosnæs dit respecter le besoin de ses deux coéquipières de travailler avec leur entraîneur. Sans cacher sa préférence.
L'entraîneur regarde le chronomètre
Sjur Ole Svarstad, l'entraîneur de l'équipe féminine, ne dramatise pas. Il explique la faible affluence d'octobre par les choix individuels : une moitié du groupe mise sur l'altitude, l'autre sur la plaine.
Le phénomène dépasse l'équipe féminine. Chez les hommes, Johannes Høsflot Klæbo et Emil Iversen suivent eux aussi des programmes en partie autonomes.
Le verdict tombera sur la neige, dès l'ouverture de la Coupe du monde 2026-2027.
