La Suisse ne vient pas à Bormio pour faire de la figuration.
À quelques heures de l'épreuve reine des Jeux Olympiques (samedi, 10h25), le trio magique helvétique affiche ses ambitions sans complexe.
Qui pour succéder à la légende Beat Feuz sacré à Pékin en 2022 ? Entre un leader serein, un outsider spécialiste de la piste et un jeune loup affamé, les Suisses sont ambitieux
Odermatt vise l'Olympe
Le patron, c'est lui. Marco Odermatt arrive en Italie avec le statut de favori, mais aussi avec un esprit critique aiguisé. Le "Magicien" n'est pas fan de l'atmosphère morose de Bormio.
« Cet esprit olympique, cette magie n'est certainement pas tout à fait là. On dirait plutôt une course de Coupe du monde. On fait de notre mieux avec les infrastructures dont on dispose. »
Côté piste, c'est une autre histoire. Débarrassé de la pression grâce à son titre de 2022 en Géant, il est prêt : « Je sais que je peux remporter une médaille à chaque course. »
Monney : Le spécialiste de Bormio
S'il y en a un qui sourit en voyant la glace du Stelvio, c'est Alexis Monney. Le Fribourgeois a un atout secret : cette piste est la seule où il a gagné en Coupe du Monde !
« Je m'y sens à l'aise. C'est une piste que j'apprécie beaucoup », confie-t-il, tout en se méfiant terriblement du local de l'étape, Dominik Paris et de son coéquipier Giovanni Franzoni.
Le rêve fou de Franjo von Allmen
C'est la déclaration qui fait grand bruit. Pour ses premiers Jeux, le rookie bernois ne se cache pas derrière son petit doigt.
« Il ne faut pas tourner autour du pot... Ce serait parfait d'avoir 2 médailles d'or, bien sûr. Je pense que ce sera difficile à réaliser, mais je ferai de mon mieux. »