Djokovic rend hommage à Alcaraz

Il a tout tenté, mais cette fois, la marche était trop haute.

Battu en quatre sets par Carlos Alcaraz en finale de l'Open d'Australie, Novak Djokovic a fait preuve d'une classe immense après la rencontre.

Pas d'aigreur, mais une lucidité implacable sur le niveau de son bourreau de 22 ans.

« Je ne trouve plus de superlatifs. Il mérite chaque éloge... C'est impressionnant. C'est un jeune homme très charmant. De bonnes valeurs, une belle famille.

Et bien sûr, déjà un joueur de tennis légendaire qui a marqué l'histoire, à seulement 22 ans.

C'est impressionnant. Il a progressé physiquement, mentalement, techniquement.

Il cherche constamment à innover, et c'est exactement la mentalité qu'un champion doit nourrir.», a déclaré le Serbe, avant de lâcher, avec son humour habituel :

« Lui et Sinner vont se battre pour les plus grands titres, et puis les jeunes joueurs comme moi vont essayer de rattraper leur retard ! »

Le regret technique : "Mon coup de droit m'a lâché"

Si Djokovic salue la performance « légendaire » d'Alcaraz, il garde un goût amer en bouche. Le match aurait pu basculer au quatrième set. Il a identifié le moment précis de sa chute : une balle de break à 4-4.

« Il y a eu ce coup droit raté à 4 partout sur une balle de break au 4e set... Mon coup de droit m'a lâché dans les moments importants.

Un ou deux coups peuvent changer la dynamique d'un match, et c'est ce qui s'est passé. J'étais proche, mais ce n'était pas mon jour. »

Une nouvelle mentalité 

Est-ce la fin de Djokovic ? Absolument pas. Au contraire, le fait de ne plus être le favori absolu semble lui avoir donné un second souffle.

« J'ai abaissé mes attentes ces deux dernières années... Ça fait du bien de ne pas toujours être le grand favori. »

Et le message pour la suite de la saison est clair : « J'ai la conviction, la confiance et la vision nécessaires pour gagner un Grand Chelem, n'importe où. »