Mercredi, sur l'Individuel d'Antholz, la star suédoise Hanna Oeberg a vécu un calvaire.
Trois fautes au tir, certes, mais surtout un niveau de ski aussi inquiétant qui la relègue à une humiliante 41e place.
À l'arrivée, le constat est sans appel : quelque chose ne tourne pas rond.
« Je n'ai aucune explication »
Ce n'est pas le matériel, ce n'est pas la glisse. C'est le moteur qui est cassé. Hanna Oeberg était incapable d'accélérer, perdue dans un cauchemar physique incompréhensible.
« Je ne ressens aucune sensation sur la piste aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai aucune explication...
Je n'arrive tout simplement pas à donner le maximum, j'ai l'impression d'avoir roulé à une vitesse d'escargot pendant toute la course ! »
Les experts tirent la sonnette d'alarme
En Suède, c'est la panique. Les temps de ski sont catastrophiques : près de 2 minutes 30 de retard sur la tête de course.
Pour l'ancienne championne Allemande Uschi Disl, qui vit en Suède depuis des années, c'est du jamais vu.
« Je suis assez inquiète. Hanna perd une demi-minute par tour. Je n'ai jamais vu ça en Coupe du monde. C'est inquiétant. »
Le plus troublant ? Hanna pensait être prête. « J'avais pourtant l'impression d'être en forme, alors je ne comprends pas vraiment pourquoi ça s'est passé comme ça », avoue-t-elle.
À quelques jours du sprint et de la poursuite, Hanna Oeberg est dans le flou total.