Les 6 plus belles randonnées
en Sardaigne
La Sardaigne n’est pas juste une histoire de plages et de Costa Smeralda. Le Supramonte est l’une des zones les plus sauvages d’Europe de l’Ouest. Gorropu est un canyon qui fait les 500 m de parois. Tiscali est un village de l’âge du bronze caché dans un gouffre. Le Selvaggio Blu s’appelle « Bleu Sauvage » pour une raison.
av. J.-C.Village nuragique de Tiscali — caché dans une doline karstique · invisible jusqu’à être dedans · unique en Sardaigne · habité jusqu’au Haut Moyen-Âge · XIXe : refuge des bandits sardes légendaires
Orgosolo, village de la Barbagia, compte plus de 400 peintures murales sur les murs de ses habitations — œuvres engagées, portraits, slogans politiques, mémoire collective. L’un des villages de street art les plus importants d’Europe. Les Romains appelaient cette région montagnarde « Barbagia » parce qu’ils n’ont jamais réussi à la conquérir. Le profil psychologique n’a pas radicalement changé en 2 000 ans. C’est ce qui rend les rencontres avec les bergers sardes authentiques à un niveau qu’on ne trouve plus guère ailleurs en Méditerranée
La Sardaigne est la deuxième plus grande île de Méditerranée après la Sicile. Ce que la plupart des touristes en voient — la Costa Smeralda, Porto Cervo, les plages de rêve — est réel mais ne représente pas grand-chose de l’île. L’intérieur — la Barbagia, le Supramonte, le Gennargentu — est une autre histoire. Vide, sauvage, habité par une culture pastorale millénaire qui a maintenu son indépendance face à tous les envahisseurs, y compris les Romains qui ont appelé ce territoire Barbagia (barbare) parce qu’il était impossible à coloniser. Cette réputation est méritée.
Le Parc National du Golfe d’Orosei et du Gennargentu est l’entité protégée centrale — créé en 1998, il englobe à la fois le massif du Gennargentu (granite et schiste, culminant à 1 834 m) et le massif karstique du Supramonte (calcaire et dolomie, avec ses canyons, ses grottes, ses dolines). La côte Est est inhabitée sur 40 km dans le golfe d’Orosei — accès uniquement à pied ou en bateau. Cela crée des conditions uniques en Méditerranée pour la randonnée côtière. L’île compte par ailleurs 9 parcs naturels.
La civilisation nuragique est l’élément de fond de cette culture — unique, présente uniquement en Sardaigne, apparue à l’âge du bronze (~1 800 av. J.-C.) et disparue après ~2 000 ans d’existence. Elle a laissé des nuraghes (tours de pierre coniques) — on en dénombre environ 7 000 sur l’île — des tombes des géants, des domus de Janas. Le village de Su Nuraxi de Barumini est classé UNESCO. Tiscali est caché dans un gouffre karstique — mais la plupart des randonnées sardes croisent ces vestiges en chemin, sans aucun balisage culturel particulier.
Le Top 6 des randonnées en Sardaigne
Gorges de Su Gorropu – Le Canyon Sarde aux Parois de 500 Mètres
📍 Accès nord depuis Pont Sa Barva (+ facile, 2h A/R) · ou depuis col de Genna Silana (1 017 m) · ou depuis bergeries de Sedda ar Baccas (Urzulei) · Rio Flumineddu · Canyon Su Gorropu · Entrée payante · Vasques d’eau émeraude · Nuraghes en calcaire blancLe canyon de Su Gorropu est l’un des canyons les plus profonds d’Europe — des parois calcaires qui montent jusqu’à ~500 m de haut, taillées dans le calcaire du Supramonte par le rio Flumineddu avec la patience des millénaires. Au fond : paysage presque lunaire, rochers instables, vasques d’eau émeraude (remplies au printemps, quasi vides en août), et un silence qui dit que vous êtes très loin de la Costa Smeralda. Le tout pour l’entrée payante d’un site naturel géré et balisé — ce n’est pas les Dolomites, le balisage est spartiate.
Trois accès possibles. Le plus simple : depuis le Pont Sa Barva (territoire de Dorgali), 2h A/R, en longeant le rio Flumineddu — paysage de la vallée d’Oddoene, chênes verts, vasques. Le plus panoramique : descente depuis le col de Genna Silana (1 017 m), sentier bordé de chênes verts centenaires et de cuiles (cabanes en bois de genévrier), 1h de descente et 2h de remontée. Le plus sauvage : depuis les bergeries de Sedda ar Baccas (territoire d’Urzulei), 3h30 A/R, descente raide par s’Ischina ’e sa raicca. La récompense dans tous les cas : les nuraghes Gorropu et Mereu, deux tours en calcaire blanc qui émergent de la végétation à la sortie du canyon — 3 000 ans de présence humaine dans cet endroit qui paraît inhabitable.

Village Nuragique de Tiscali – Caché dans un Gouffre depuis l’Âge du Bronze
📍 Départ depuis pont de S’Abba Arva (sud de Dorgali) · Vallée de Surtana · Gorge de Doloverre · Mont Tiscali · Doline karstique · Village nuragique · Vue sur vallée de Lanaitto · Retour même it inéraireTiscali est la randonnée archéologique la plus saisissante de Sardaigne — pas seulement parce que le site est remarquable, mais parce que l’accès lui-même est une randonnée dans le Supramonte avec tout ce que cela implique en termes de paysage. Depuis le pont de S’Abba Arva (parking au sud de Dorgali), le sentier traverse la vallée de Surtana et la gorge de Doloverre — deux endroits en eux-mêmes justificatifs de la sortie — avant de monter vers le mont Tiscali. L’arrivée est l’un des moments les plus frappants de la randonnée en Sardaigne : on entre par une grande ouverture dans la paroi rocheuse et on se retrouve soudain dans un gouffre où des cabanes circulaires en pierre s’alignent sur les flancs.
Le village nuragique de Tiscali a été bâti dans une doline karstique — un gouffre d’effondrement créé par l’effondrement de la voûte d’une caverne. Il est composé de deux agglomérations de cabanes datant d’une longue période allant du XVe au VIIIe siècle av. J.-C. La technique de construction diffère des autres sites nuragiques, ce qui explique que les archéologues restent prudn ents sur l’origine. Repeuplé aux IIe-Ier siècles av. J.-C. Habité probablement jusqu’au Haut Moyen-Âge. Au XIXe siècle, les grottes environnantes ont servi d’abri aux bandits sardes légendaires que l’État piémontais tentait de chasser de la Barbagia — sans grand succès.
Cala Luna depuis Cala Fuili – La Perle du Golfe d’Orosei
📍 Cala Gonone · Cala Fuili (sentier côtier) · Flanc de montagne dominant le golfe d’Orosei · Forêt de lauriers roses · Cala Luna (plage, grandes grottes naturelles, eaux turquoise) · Retour à pied ou en bateauLa randonnée Cala Fuili → Cala Luna est la version classique du golfe d’Orosei — celle qui combine 2h30 de marche dans le maquis parfumé en flanc de montagne avec l’arrivée sur l’une des plages les plus photogéniques d’Italie. Depuis Cala Fuili (parking, accès depuis Cala Gonone), le sentier grimpe sur le flanc de la montagne en offrant des vues panoramiques sur la quasi-totalité du golfe d’Orosei — les 40 km de côte inhabitée qu’on distingue en une seule vue. Puis descente spectaculaire et panoramique sur Cala Luna. Le sentier a été creusé par les charbonniers au XVIIIe siècle pour transporter le charbon de bois depuis les forêts intérieures vers les bateaux. Il est bien entretenu.
Cala Luna : le mot « emblématique » est utilisé à tort et à travers dans les guides, mais ici c’est le mot juste. Plage de sable blanc, au fond d’une baie encadrée par de hautes falaises calcaires, avec en arrière-plan les grandes grottes naturelles qui offrent un abri naturel contre le soleil et qui rendent la scène proprement irréelle. Les eaux turquoise — d’une transparence sur 20 m qui rend la baignade presque vertigineuse. La baignade à l’arrivée est la récompense. Le retour en bateau depuis Cala Luna vers Cala Gonone (service régulier en saison) est la bonne option pour éviter de reprendre le sentier en plein soleil de mi-journée.

Punta La Marmora (1 834 m) – Le Toit de la Sardaigne dans le Gennargentu
📍 Fonni (commune la plus haute de Sardaigne, ~1 000 m) · ou Bruncu Spina (1 550 m, seule station de ski sarde) · Punta Florisa · Col Arcu Gennargentu (1 659 m) · Punta La Marmora (1 834 m) · Punta della Croce · Retour Bruncu SpinaLa Punta La Marmora (1 834 m) est le toit de la Sardaigne — et son nom est un hommage au général-cartographe piémontais Albert de La Marmora, qui a réalisé au XIXe siècle les premières cartes précises et les premiers ouvrages scientifiques sur la Sardaigne. Le massif du Gennargentu (granite, schiste, calcaire) est l’une des formations rocheuses les plus anciennes d’Europe. Pas de haute altitude au sens alpin du terme, mais une montagne de caractère avec ses crêtes arrondies dépourvues de végétation au-dessus de 1 400 m, ses pentes battues par le vent, et sa faune remarquable.
Le Bruncu Spina (1 550 m) est l’unique station de ski de Sardaigne — et le point de départ le plus logique pour la Punta La Marmora, qui réduit le D+ à 641 m sur 15 km. Le parcours essentiellement panoramique « ne comporte aucune difficulté technique » — terrain ouvert, visible, sans verticalité. La différence avec les Alpes : ici, les mouflons (espèce endémique sarde, Ovis aries musimon) regardent les randonneurs avec une tranquillité qui dit clairement qu’ils considèrent ce territoire comme le leur. Les aigles royaux chassent sur les courants ascendants des crêtes. Depuis le sommet, la côte orientale est visible par beau temps.
Selvaggio Blu — Tronçon Pedra Longa – Santa Maria Navarrese
📍 Tronçon accessible du trekking Selvaggio Blu (7 jours 50 km intégral) · Pedra Longa (aiguille calcaire emblématique) · Sentier en balcon · Vues côte est · Maquis dense · Santa Maria Navarrese · 13 km · 4hLe Selvaggio Blu (Bleu Sauvage) est le trekking de référence de la Sardaigne — 50 km de Santa Maria Navarrese à Cala Gonone, 7 étapes, avec des passages d’escalade et de ferrata, zéro point de ravitaillement sur l’intégrale du parco urs, et des nuits sous tente dans un des derniers espaces côtiers totalement vierges d’Europe de l’Ouest. Il est classé parmi les trekkings les plus difficiles d’Europe et est formellement « déconseillé aux randonneurs ordinaires » par le tourisme sarde officiel. Ce n’est pas une formule de style.
Pour ceux qui veulent en avoir un aperçu sans l’engagement complet : le tronçon Pedra Longa → Santa Maria Navarrese est la mise en bouche accessible. On démarre depuis l’aiguille de Pedra Longa (128 m) — l’une des formes géologiques les plus photogéniques de Sardaigne — et on suit le sentier en balcon au-dessus de la mer à travers arbousiers et genévriers de Phénicie jusqu’à Santa Maria Navarrese. 13 km, 4h, D+ 350 m/D- 750 m. Difficile quand même — terrain exposé, passages étroits, sections sans balisage clair. Un guide local est fortement recommandé même pour ce tronçon.

Costa Verde et Dunes de Piscinas – Les Grandes Dunes d’Europe dans le Silence
📍 Arbus · Piste depuis Ingurtosu · Mines abandonnées de Montevecchio (XIXe s.) · Costa Verde · Capo Pecora · Plage et dunes de Piscinas · Piste côtière · Scivu · GenévriersLa Costa Verde est ce que la Sardaigne a gardé pour elle — 40 km de côte sauvage entre Capo Frasca au nord et Capo Pecora au sud, pratiquement sans constructions. La plage de Piscinas et ses grandes dunes — qualifiées de « plus grandes dunes d’Europe » par plusieurs spécialistes — sont accèssibles par une piste non goudronnée depuis Ingurtosu (près d’Arbus). Ce que vous trouvez en arrivant : du sable fin à perte de vue, des genévriers millénaires agrippés aux dunes, le bruit du vent et des vagues, aucun être humain sur des kilomètres. En plein août, il peut y avoir du monde sur la plage. En avril, en mai, en octobre : présence presque zéro.
La « randonnée » de la Costa Verde n’est pas une randonnée en montagne mais une promenade de bord de mer dans un environnement sauvage — un type d’expérience radicalement différent des autres it inéraires sardes. Marche sur la plage, dans les dunes, le long du maquis. Les mines abandonnées de Montevecchio — ancienne zone minière du XIXe siècle, bâtiments industriels laissés dans le maquis sans être démantelés — ajoutent une atmosphère de friche industrielle inattendue à ce paysage naturel brut. Le village d’Arbus (dans les terres) est réputé pour ses couteaux sardes artisanaux — les meilleurs d’un artisanat insulaire très sérieux.
Tableau récapitulatif des 6 randonnées
| # | Randonnée | Distance | D+ | Durée | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Gorges Su Gorropu — canyon ~500 m parois, rio Flumineddu | var. (2–11 km) | ~700 m max | 2h–4h | Moyen à difficile |
| 2 | Tiscali — village nuragique dans la doline (XVe–VIIIe s. av.) | ~14 km A/R | ~700 m | 4h A/R | Moyen |
| 3 | Cala Luna depuis Cala Fuili — golfe d’Orosei | ~5 km aller | ~500 m | 5h30 (A/R) ou 2h30 + bateau | Moyen |
| 4 | Punta La Marmora (1 834 m) — toit de la Sardaigne | ~15 km | ~641 m | 4h (Bruncu Spina) | Moyen à difficile |
| 5 | Selvaggio Blu tronçon Pedra Longa — balcon côte est | 13 km | 350 m | 4h | Difficile + guide |
| 6 | Costa Verde & dunes Piscinas — sauvage, vent, silence | 5–15 km | quasi nul | 2–5h | Facile |
FAQ – Randonnée en Sardaigne
Quelle est la meilleure période pour randonner en Sardaigne ?
Avril-mai et septembre-octobre sont les deux fenêtres idéales, sans débat. En mai, c’est parfait : odeurs d’agrumes et d’amandiers, orchidées sauvages dans le maquis, flores alpines dans le Gennargentu, rio Flumineddu encore plein dans Gorropu. En septembre, la mer est encore chaude pour se baigner après la randonnée et il fait bon (23°C en moyenne). En octobre : couleurs d’automne méditerranéennes, vide de touristes, lumière magnifique.
Et en été (juin-août) : possible mais avec des contraintes strictes. Départ avant 8h absolument pour tout it inéraire dans le Supramonte ou le Gennargentu. Les sentiers de basse altitude et exposés (Pedra Longa, Costa Verde) sont à éviter entre 11h et 17h en plein août. Cala Luna depuis Cala Fuili reste faisable si départ tôt et retour en bateau. La Punta La Marmora est la meilleure option en juillet (altitude + vent). Hiver : le Gennargentu peut être enneigé. Le Supramonte et la côte sont praticables et dés erts — une autre expérience, pas moins belle.
Le balisage des sentiers sardes est-il fiable — faut-il vraiment un guide ?
Le balisage des sentiers sardes est variable au sens sard du terme, c’est-à-dire : des flèches peintes sur les rochers, parfois effacées, parfois absentes sur les sections les plus évidentes, parfois contradictoires aux embranchements. Ce n’est pas une attaque, c’est un état de fait. Le tourisme sarde officiel lui-même note que « le balisage et le traçage des sentiers ne sont pas toujours précis, parfois, ils sont sommaires. »
Pour Tiscali : balisé avec pancartes et flèches, gérable seul. Pour Gorropu (it inéraire nord) : bien balisé, accessible seul. Pour les it inéraires Sedda ar Baccas (Gorropu sud) et Selvaggio Blu : guide indispensable. Pour Cala Luna : sentier fréquenté, balisage correct. Pour la Punta La Marmora depuis Bruncu Spina : terrain ouvert et visible, carte IGM suffisante. La règle générale : tout it inéraire classé EEA (randonneurs expérimentés avec assistance) requiert un guide sarde. C’est une classification officielle italienne, pas du marketing.
Qu’est-ce que la civilisation nuragique — pourquoi est-elle unique ?
La civilisation nuragique est une culture préhistorique apparu en Sardaigne à l’âge du bronze (~1 800 av. J.-C.) et qui a disparu ~2 000 ans plus tard, vers la fin du IIe siècle ap. J.-C., progressivement absorbée par la romanisation. Elle est unique au monde : présente uniquement en Sardaigne, sans parallèle exact dans aucune autre culture méditerranéenne contemporaine. Sa signature : les nuraghes, tours coniques en pierre de basalte ou de calcaire assemblée sans mortier, dont on dénombre environ 7 000 sur l’île. La concentration est telle qu’un nuraghe est visible depuis presque n’importe quel point de l’île, ce qui dit quelque chose sur la densité de la culture.
Pourquoi les archéologues restent-ils prudents ? Parce que les Nuragiques n’ont laissé aucune écriture lisible — leurs textes, s’ils en avaient, ne sont pas déchiffrés. La structure sociale, le culte de l’eau, la signification des nuraghes (tours de guet ? centres de pouvoir ? temples ?) restent débattus. Tiscali est un cas particulièrement singulier : sa technique de construction diffère des autres sites et son emplacement dans une doline n’est pas expliqué de façon unanime. Il est habité du XVe au VIII e siècle av. J.-C. au minimum. Le plus grand site nuragique, Su Nuraxi de Barumini, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le Selvaggio Blu intégral est-il vraiment si difficile — ou c’est de la surenchère touristique ?
C’est vraiment si difficile. 50 km, 7 jours, entre Santa Maria Navarrese et Cala Gonone. Le dét ail qui fixe le niveau : aucun point de ravitaillement en eau ou en nourriture sur l’intégrale du parcours. Chaque randonneur doit transporter eau et nourriture pour chaque étape, plus le matériel de bivouac (tentes — pas de refuge sur le trajet), plus le matériel d’escalade (corde, harnais, casque — certains passages nécessitent l’escalade ou l’utilisation de ferratas). Ce n’est pas une randonnée, c’est une expédition autonome. Le tourisme officiel sarde « déconseille égoîstement » (sic) le Selvaggio Blu intégral aux randonneurs ordinaires.
Le tronçon Pedra Longa → Santa Maria Navarrese est la version « accessible » du Selvaggio Blu — ce qui reste difficile (13 km, terrain exposé, balisage partiel, sections techniques) mais ne requière pas le matériel d’escalade ni le portage de plusieurs jours. C’est la mise en bouche qui permet de comprendre ce que serait l’intégral. Guide local fortement recommandé même pour ce tronçon.
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