🎿 Ski alpin·Famille Franzoso

Sans détour, comme ils avaient déjà pu l'être dans les mois qui ont suivi la tragédie ayant emporté leur fils, Olga et Marcello Franzoso ont accordé une nouvelle interview au journal La Repubblica, tout juste un an après le décès de Matteo.

Un an après le drame de La Parva, rien n'a changé

Depuis le décès du skieur dans une clinique de Santiago du Chili, les parents de Matteo constatent avec amertume qu'aucun changement concret n'est intervenu en matière de soutien aux athlètes, ni de sécurité sur les pistes.

Leurs mots, adressés directement aux principaux acteurs de ce milieu, se veulent particulièrement durs.

Avant Matteo, Matilde Lorenzi est décédée, une tragédie similaire. Croyez-vous que la réglementation ait évolué ? Aujourd'hui, l'équipe nationale italienne est de retour au Chili ; la barrière contre laquelle Matteo s'est écrasé n'est plus là, mais les athlètes vont toujours plus vite et les mesures de sécurité sont insuffisantes. Olga et Marcello Franzoso — La Repubblica

« Ils n'ont pas la force de se rassembler »

Les parents de Matteo Franzoso ne se contentent pas de dénoncer l'inaction des instances : ils regrettent également le silence des athlètes eux-mêmes, premiers concernés par les risques encourus sur les pistes d'entraînement.

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Croyez-vous que les athlètes aient dit quoi que ce soit ? L'un d'eux est mort sur la piste où ils s'entraînent tous, et ils n'ont pas la force de se rassembler et d'exiger davantage de sécurité. Olga et Marcello Franzoso

« La FISI nous a abandonnés »

Un an après le drame, le couple dénonce surtout l'absence totale de suivi ou d'avancée dans l'établissement des responsabilités, et pointe du doigt le silence prolongé de la fédération italienne.

Depuis un an, tout est au point mort, pas un seul pas n'a été fait pour déterminer les responsabilités. Le silence du monde du ski, celui où Matteo a grandi, nous est insupportable. La FISI nous a abandonnés ; en douze mois, ils ne nous ont ni écrit ni même consultés ; c'est scandaleux. Olga et Marcello Franzoso

La Guardia di Finanza, seul soutien fidèle

Face à ce silence institutionnel, les parents de Matteo Franzoso saluent en revanche le soutien indéfectible de la Guardia di Finanza, le corps militaire auquel appartenait leur fils.

Ces derniers mois, seule la Guardia di Finanza s'est montrée proche de nous. Olga et Marcello Franzoso

Un attachement réciproque, puisque ce même corps militaire a tenu à honorer la mémoire du skieur ce 15 septembre, jour anniversaire de sa disparition, en donnant son nom à une salle du musée de l'École alpine de la Guardia di Finanza, à Predazzo.

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