La tension est perceptible au sein de la "Dream Team" norvégienne.
Martin Uldal vient d’apprendre la pire des nouvelles : il ne sera pas au départ du sprint ce vendredi, ni de la poursuite dimanche.
Une décision vécue comme une véritable trahison par le jeune prodige de 24 ans.
Un sentiment d'injustice totale
Interrogé par les médias norvégiens NRK et VG, Uldal n’a pas mâché ses mots.
Pour lui, les critères de sélection ont été modifiés en cours de route, (le bronze de Laegreid sur le 20km aurait changé la donne) le laissant sur le carreau malgré des promesses qu’il jugeait acquises.
La pilule ne passe pas, et l'athlète dénonce un manque de respect flagrant.
« Je trouve ça tout simplement injuste. Je me sens lésé et je trouve que c’est fait de manière déplorable.
J’estime mériter ma place dans l’équipe de sprint. Je trouve inadmissible que la distance normale compte autant. »
Dialogue difficile
Le dialogue semble désormais compliqué entre le biathlète et son encadrement. Uldal a confirmé ne pas avoir parlé à ses entraîneurs depuis que l'affaire a éclaté dans la presse.
Pour lui, l'ambiance aux Jeux vient de basculer dans le glacial, bien loin de la fête olympique espérée.
À 24 ans, Uldal voit ses espoirs de médaille individuelle prendrent du plomb dans l'aile.
Interrogé sur son rêve brisé, il a simplement répondu d'un ton laconique : « Oui. C’est ça qui est fou et difficile. »