La promesse est devenue réalité. À seulement 16 ans, Ksenia Efremova a gravé son nom dans l'histoire du tennis français ce samedi.
En dominant la Russe Ekaterina Tupitsyna (6-3, 7-5) sur la Rod Laver Arena, elle est devenue la première Française à remporter l'Open d'Australie Juniors depuis Virginie Razzano en 1999.
Un sacre qui lui permet non seulement de soulever le trophée, mais aussi de s'emparer de la place de Numéro 1 Mondiale Juniors.
"Maman dort ? Je m'en fous, je l'appelle !"
L'image restera : Ksenia s'effondrant sur le court après la balle de match, avant de se ruer sur son téléphone.
À l'autre bout du fil, en France, sa mère Julia dormait... mais pas pour longtemps.
« C'est une sorte de tradition quand je gagne un tournoi... Même si elle dort, ça ne fait rien ! Je voulais la réveiller avec la bonne nouvelle. »
Un 2ème set pas simple à gérer
Si le score semble sec, le match a été un véritable thriller psychologique.
Menée 3-0 dans le deuxième set, son adversaire Tupitsyna a fait appel au kiné pour un temps mort médical interminable de 10 minutes.
Revenue lourdement strappée et en larmes, la Russe a tenté le tout pour le tout en frappant fort, profitant d'une Efremova déstabilisée.
Mais la Française est restée « concentrée comme un laser » pour conclure, malgré la tension dramatique.
Du Chatrier à la Rod Laver Arena
Efremova n'a pas tremblé face à l'immensité du stade. Son secret ? Ses entraînements à Paris.
« Je suis contente d'avoir pu m'entraîner sur le Philippe-Chatrier au CNE ces six derniers mois. Je m'étais habituée aux stades géants », explique-t-elle.
Déjà 583ème mondiale chez les pros, Efremova ne compte pas s'éterniser chez les juniors.
Son plan de bataille pour 2026 est prêt : « Mon but est d'entrer dans le Top 200 pour faire les qualifications des Grands Chelems seniors. »
