Alors que l'équipe de France avait signé l'an passé un triplé historique sur cette même piste, le sprint masculin d'Oberhof (jeudi) a été plus laborieux pour le clan tricolore.
Faut-il s'inquiéter ? Absolument pas, répond le coach Simon Fourcade, qui assume une gestion d'après-fêtes particulière.
Un seul entraînement sur site
Pour l'entraîneur des Bleus, cette « performance qui ne restera pas dans les annales » s'explique par des conditions de neige difficiles, mais surtout par un choix assumé du staff : celui d'arriver au dernier moment.
« Pour laisser un peu d'air aux athlètes après une période éprouvante, nous avions souhaité étaler notre départ.
Ils ont eu un seul entraînement sur site au lieu de deux, ce qui leur a laissé moins de temps pour se remettre dans le rythme. » explique t'il sur le site du Dauphiné.
Tout pour février
Cette courte préparation du sprint d'Oberhof a un but précis : préserver les têtes en vue des grandes échéances de février (Jeux Olympiques). Simon Fourcade joue le long terme.
« Selon moi cette année, l’important est ailleurs. Ce que l’on peut gratter sur la fraicheur mentale avant ce mois de février sera bénéfique. »
Les supporters peuvent donc souffler : les Bleus n'ont pas perdu leur talent pendant la dinde de Noël, même si cette période est sans doute la plus difficile à gérer de toute l'année.
Entre l'envie de se réunir en famille, de voir du monde, de bien manger et d'un autre côté, de continuer à s'entrainer sans tomber malade, la frontière est mince.