« Quand je me suis retrouvée au départ, j'ai pleuré » 

Son classement (68e sur le sprint) importe peu. Sa présence, elle, est presque un miracle.

À Oberhof, Darya Dolidovich (20 ans) a écrit une page d'histoire en devenant la première représentante de l'équipe des réfugiés de l'IBU à s'aligner en coupe du monde.

Fille de l'ancien et excellent fondeur Sergey Dolidovich, poursuivi par le régime biélorusse pour son soutien à l'opposition, elle a réalisé son premier rêve, loin de sa terre natale, mais le cœur rempli d'émotion.

« C'était tout simplement incroyable. Quand je me suis retrouvée dans la zone de départ, j'ai dû pleurer tellement c'était émouvant. »

Un exil forcé en Pologne

Interdite de compétition sous ses couleurs nationales depuis 2022 en raison de la guerre en Ukraine, la famille Dolidovich a dû fuir en Pologne.

C'est là, à Zakopane, que Darya a reconstruit sa vie, aidée par la légende Justyna Kowalczyk. Une adaptation loin d'être simple.

« Les débuts ont été très difficiles. J'ai dû m'adapter à un nouvel environnement, apprendre une nouvelle langue, et le tir était également une nouveauté pour moi. [...]

L'équipe polonaise est comme une famille. Je leur suis très reconnaissante. Je me sens chez moi en Pologne. »

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Le rêve olympique... et l'incertitude

Aujourd'hui, Darya espère obtenir la nationalité polonaise pour viser les Jeux Olympiques. Mais l'avenir reste flou : sa bourse "Solidarité olympique" du CIO s'arrête à la fin de la saison.

« J'espère pouvoir continuer à vivre mon rêve. Ce serait formidable de participer un jour aux Jeux olympiques. »
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