Il y a les défaites qui font mal, et celles qui visiblement vous laissent sans voix. Ce lundi à Melbourne, Térence Atmane a vécu les deux.
Battu au premier tour par l'Italien Francesco Maestrelli après avoir mené deux sets à un (6-4, 3-6, 6-7, 6-1, 6-1), le Français s'est présenté face à la presse tel un fantôme, après avoir baclé, ou presque, la fin de son match.
Dans une ambiance glaciale rapportée par L'Équipe, Atmane a expédié ses obligations médiatiques en quelques secondes, prononçant à peine une quarantaine de mots.
Interrogé sur les raisons de son effondrement en fin de match, le joueur n'a pas cherché à faire semblant et il n'a surtout pas voulu faire le moindre effort pour parler à la presse, ce qui fait, soulignons le, partie de son métier.
— Avez-vous une explication ? « Non, pas d'explication, je n'ai rien à dire»
— Vous êtes très marqué... Vous n'avez pas envie de parler ?
« Si, c'est juste que c'est obligatoire donc je suis ici, mais je n'ai rien à dire. Il a bien joué, il a été meilleur que moi, il a gagné en cinq. Bravo à lui. »
