Alors que Julia Simon, elle aussi souffrante, a préféré jeter l'éponge avant la poursuite, Emilien Jacquelin et le staff ont choisi le pari inverse.
Le Grenoblois s'est aligné au départ malgré son état fébrile.
A-t-il pris un risque inconsidéré pour sa santé en plein milieu de l'hiver ? Sa petite phrase, teintée d'une légère ironie sur une possible décision du staff n'est en effet pas très claire.
« À deux heures du départ, je frôlais les 38 °C de température. Mais bon, paraît-il 37,9 °C ce n'est pas 38 °C, donc on y va. » a t'il expliqué au micro de l'Equipe.
Savoir que jamais un biathlète Norvégien ou Suédois n'aurait pris le départ dans un tel état. Chez eux, à la moindre alerte, on reste à l'hôtel.
Une 8e place au courage... et au talent
Au final, le pari s'est avéré payant sur le plan comptable, mais extrêmement coûteux physiquement.
Jacquelin a dû "presser, presser jusqu'au bout" pour aller chercher une méritoire 8ème place.
Une performance qui prouve que sa forme de fond est étincelante, car réussir un tel temps de ski avec la fièvre n'est pas donné à tout le monde.
« Je suis content de ce que j'ai fait, même malade... Vivement que la santé soit au top », a-t-il conclu, soulagé d'avoir limité la casse
Reste que courir avec de la fièvre est souvent déconseillé pour le cœur et la récupération.
Si Jacquelin estime que sa "courbe est ascendante, quand pour d'autres elle est différente, donc on continue là-dessus", il faudra surveiller si cet effort violent ne se paiera pas cash dans les jours à venir.