Il a tranché, et il l'assume. Marco Schwarz a renoncé au slalom pour cet hiver. Dans un entretien accordé à Viktoria Rebensburg pour Eurosport Allemagne, l'Autrichien détaille les raisons de ce virage et sa nouvelle vie de skieur de vitesse.
« Je ne veux pas être qualifié dans quatre disciplines et me contenter d'être moyen. » Marco Schwarz
« Une décision incroyablement difficile »
Le slalom, c'était sa valeur refuge. Mais depuis sa grave blessure, le compte n'y est plus.
« C'était une décision incroyablement difficile car le slalom me tient toujours beaucoup à cœur. Mais après ma blessure, j'ai réalisé que je ne pourrais pas retrouver le même rythme. Pour rivaliser avec les meilleurs, il faut se donner à fond, pas à moitié. »
Le calendrier a fini de le convaincre, surtout avant les fêtes, quand les courses s'enchaînent sans répit. Un problème qu'il dénonçait déjà avec d'autres, quand Manuel Feller parlait d'absurdité. Chaque discipline s'est aussi spécialisée, avec des entraînements de plus en plus pointus.
Le géant comme socle, la descente en ligne de mire
Cet été, Schwarz a beaucoup travaillé le géant, « la base, le fondement de tout », et s'est senti très à l'aise lors du stage sur neige au Chili. Son programme est clair : tous les géants et tous les super-G.
« J'adore la descente et le super-G, et je me sens à l'aise sur des skis de vitesse longs. Si je veux être performant en super-G, je dois au moins participer aux entraînements de descente. Et si tout se passe bien, j'aimerais idéalement participer à toutes les compétitions de descente. »
Le pari n'est pas sans risque, et il le sait.
« Je n'ai aucune garantie que mon plan fonctionnera, mais je suis convaincu que faire l'impasse sur le slalom était la bonne décision. »
Le doute après les blessures
Schwarz revient aussi sur les moments où il a douté. Après sa rupture du ligament croisé et une opération d'une hernie discale, la confiance a mis du temps à revenir : « Il m'a fallu beaucoup de temps avant de retrouver confiance en mon corps. »
Il garde en mémoire son premier podium en géant à Schladming. Une première manche complètement ratée, une reconnaissance de la deuxième bouclée en cinq minutes chrono, et une troisième place au bout. En descente, il le reconnaît en souriant, on peut rester plus d'une heure sur la piste.

