L'Autriche n'a pas l'intention de jouer les seconds rôles. Mario Stecher, directeur des sports d'hiver de la Fédération autrichienne (ÖSV), rappelle tout ce que la Coupe du monde doit à son pays. Et il pose deux questions franches sur le projet d'ouvrir la saison avec quatre courses à Sölden.
« Sans l'ÖSV, la Coupe du monde ferait triste mine. » Mario Stecher
63 compétitions et des Mondiaux
Les chiffres parlent pour lui. Cet hiver, toutes disciplines confondues, l'Autriche accueille 63 compétitions, auxquelles s'ajoutent des Championnats du monde.
« Cela montre à quel point la Fédération autrichienne est un partenaire incontournable pour la FIS. Et j'affirme que nos événements sur le circuit blanc figurent parmi les meilleurs. »
L'ancien champion olympique de combiné nordique assume ce rôle de locomotive, avec une limite claire : l'argent. Ce n'est pas la première fois qu'il voit grand, lui qui défendait récemment l'idée d'une halle de ski indoor en Autriche.
« Nous portons une responsabilité envers les sports d'hiver et nous l'assumons. Tant que nous parvenons à l'équilibre financier, nous continuerons ainsi. Personne ne souhaite d'ailleurs renoncer aux étapes de Coupe du monde en Autriche. »
Quatre courses à Sölden ? « Il faudra en discuter »
Reste le dossier chaud du moment : le projet de lancer la saison avec quatre courses à Sölden, sur deux week-ends. L'ÖSV suivra, mais Stecher ne signe pas les yeux fermés.
« Si cela devait se concrétiser, l'ÖSV soutiendrait bien sûr cette initiative. Deux questions se posent simplement à mes yeux : est-il possible d'organiser et de mettre en scène l'événement de Sölden à deux reprises avec le même éclat ? Et fera-t-on réellement le plein sur deux week-ends d'affilée ? Il faudra sans doute en discuter. »
Des interrogations de bon sens, alors que le glacier du Rettenbach s'apprête à accueillir ce week-end les deux géants d'ouverture.
