Masque, lactate, pente à 8% : les biathlètes françaises passent sur le tapis roulant
Séance très intense la semaine dernière à Prémanon. Masque respiratoire inconfortable, prises de lactate toutes les trois minutes, pente croissante jusqu'à 8% et Cyril Burdet qui compte les foulées à voix haute jusqu'à l'épuisement.
Si les séances de tir au stand de Tuffes avaient une forme de sérénité, le deuxième jour du stage de Prémanon a changé d'ambiance. Direction le centre d'entraînement, le tapis roulant, et un test VO2 max que les biathlètes connaissent bien et que leurs corps n'apprécient jamais vraiment.
L'image est parlante : malgré la climatisation du centre et le ventilateur soufflant directement sur l'athlète, l'effort était visible à l'oeil nu bien avant les dernières étapes.
À la pente maximale, certaines ont atteint 8% et plus. Burdet observait chaque foulée, analysait la technique, surveillait les signes de fatigue. Puis, dans la dernière étape, il comptait à voix haute et exhortait son athlète à maintenir sa posture jusqu'à l'épuisement complet.
Comme souvent en début de saison, plusieurs biathlètes ont été déçues de leur résultat, n'ayant pas atteint leurs objectifs personnels.
L'entraîneur était là pour contextualiser et apaiser : on est en juin, c'est le point de départ, pas le point d'arrivée.

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