Michelle Gisin donne enfin de bonnes nouvelles. Gravement blessée en décembre 2025, la double championne olympique suisse va mieux, mais son avenir reste ouvert. Retour en Coupe du monde, retraite ou année sabbatique : lors de la journée des médias de Swiss-Ski, elle a détaillé, au Blick, les trois options qu'elle envisage.
« Je vais bien, de mieux en mieux »
Il y a dix mois, tout a basculé. En décembre 2025, la skieuse d'Engelberg a été victime d'une très lourde chute à l'entraînement, qui a bien failli la laisser paralysée.
Un coup d'arrêt brutal, à deux mois des Jeux de Milan-Cortina, qu'elle attendait comme des Jeux « à domicile » : depuis 2018, elle vit au bord du lac de Garde avec son mari, le spécialiste italien du géant Luca De Aliprandini.
Le bilan médical reste toutefois contrasté. Si son poignet, sévèrement touché, est guéri, son dos agit comme un véritable « frein à main », et sa jambe gauche manque encore de force.
La double championne olympique a déjà rechaussé les skis, mais elle a repoussé sa reprise officielle de l'entraînement. Elle attend de la neige fraîche en altitude et préfère ne pas s'aventurer pour l'instant sur la glace vive du glacier de Zermatt.
Trois options sur la table
Pour la suite, Michelle Gisin ne s'interdit rien. Trois scénarios sont ouverts, et aucun n'est encore tranché.
| Option | Scénario |
|---|---|
| 1 | Guérir complètement et revenir en Coupe du monde, avec en ligne de mire les Mondiaux de Crans-Montana en février |
| 2 | Mettre un terme à sa carrière |
| 3 | Faire une pause cette saison et repartir de plus belle en 2027-2028 |
Son grand rêve reste évidemment de disputer les Mondiaux à domicile de Crans-Montana. Mais à 32 ans, après une telle chute, la Suissesse sait que rien ne presse et que son corps aura le dernier mot. Comme Camille Rast, elle court après le temps avant la grande échéance de l'hiver.
Une famille déjà durement éprouvée
Dans ces montagnes russes émotionnelles, elle s'appuie sur son mari et sur ses proches, pour qui l'accident a été un nouveau traumatisme.
Le clan Gisin connaît la souffrance : son frère Marc (38 ans) et sa sœur Dominique (41 ans), championne olympique de descente en 2014, ont tous deux enchaîné les blessures et les opérations. En 2018, Marc avait même passé plusieurs jours dans le coma après une terrible chute à Val Gardena.
Autre pilier de sa reconstruction : son physiothérapeute d'Engelberg, avec qui elle a passé d'innombrables heures ces derniers mois. Son sens de l'humour fait parfois toute la différence, confie-t-elle.
Fonder une famille ? « Pas du tout d'actualité »
Une quatrième option, en revanche, est clairement écartée pour le moment : celle de devenir maman. Interrogée sur le sujet, elle a répondu dans un éclat de rire.

