Il est entré dans l'histoire du ski de fond français par la très grande porte.
Médaillé d'argent sur le skiathlon derrière l'intouchable Klæbo, Mathis Desloges n'est pas là par hasard.
Ce résultat est le fruit d'une approche quasi scientifique de son sport et d'une capacité de travail impressionnante.
La machine à s'entraîner
Desloges ne skie pas, il travaille. Acharné, il avait prévenu dès la fin de l'été : sa capacité à encaisser les charges est son arme absolue.
« Mon corps, ce qu'il sait le mieux faire, c'est s'entraîner », confiait-il.
L'intello du peloton
Mais le muscle ne suffit pas. Ce qui distingue Mathis Desloges, c'est son cerveau. Passionné de données, il dévore les études scientifiques pour optimiser chaque geste.
Son coach, Alexandre Rousselet, confirme ce profil atypique et « un peu individualiste » dans sa recherche de la performance.
« Il lit tous les trucs possibles sur l'entraînement, les publications scientifiques. Il est moteur, il cherche par lui-même », salue l'entraîneur des Bleus.
Son obsession de la perfection a payé cash dimanche où il est devenu le premier médaillé Français de l'histoire des Jeux Olympiques sur une course de distance, le 2e dans sa discipline après Rody Darragon, 2e du sprint en 2006.
« Elle sonne comme une victoire »
A l'arrivée, le travail de l'ombre a payé.
« Je me suis entraîné pour cette médaille... Elle sonne comme une victoire », savoure-t-il auprès de L'Équipe, avant de prévenir la concurrence :
« On est une génération qui s'entraîne fort, très dur et on peut vraiment croire en beaucoup de médailles. »