Ami intime de Sivert Bakken depuis de nombreuses années, le biathlète italien était présent à l'hôtel de Lavazè ce funeste mardi . Pire encore : les deux hommes avaient rendez-vous.
Très touché, Giacomel a raconté ce matin sa dernière interaction avec le Norvégien, quelques jours plus tôt en France, après sa victoire sur la Mass Start :
« Il était très content pour moi. Il m'a dit qu'on s'entrainerait ensemble mardi. J'ai dit oui. Mais ça ne s'est jamais fait. » indique t'il à la NRK.
La motoneige, les cris et Botn qui court
L'Italien se souvient de chaque seconde de cette matinée tragique. Il skiait en compagnie d'Ingrid Tandrevold et Einar Hedegart lorsqu'il a compris que quelque chose de grave se passait.
« J'ai aperçu quelqu'un sur une motoneige fonçant à toute allure à la recherche de Karoline Simpson-Larsen, la compagne de Botn. Quand cette personne a crié le nom de Sivert, nous avons compris. »
De retour à l'hôtel, la scène est cauchemardesque : « Nous avons vu Johan-Olav Botn sortir en courant, puis l'ambulance et la police arriver. »
« C'était terrible d'être là où c'est arrivé. C'était étrange. Je n'avais jamais rien vécu de tel auparavant, et être proche de Johan-Olav, Einar et Ingrid , entre autres, c'était vraiment particulier »
Giacomel rentrera chez lui en voiture, en état de choc total : « Je ne sais même pas comment j'ai pu effectuer le trajet. »
« Apprenez le mot respect »
Au-delà de la douleur, c'est la colère qui anime aujourd'hui le champion italien. Il n'a pas digéré d'être sollicité le soir même du décès.
Tommaso Giacomel espère pouvoir se rendre aux funérailles le 13 janvier.
Et lorsqu'on lui demande s'il dédierait une éventuelle médaille d'or olympique à son ami disparu, sa réponse tient en un mot, net et précis : « Oui ! »