L'équipe de France masculine de ski de fond débarque à Milan-Cortina avec des certitudes et un statut à assumer.
Alexandre Rousselet, l'entraîneur emblématique, l'affirme haut et fort : les Bleus sont devenus des grands.
Sur le podium des nations
Avec 32 podiums dont 7 victoires depuis 2022, la dynamique est très belle. Et Rousselet n'a pas peur des mots pour qualifier la place de la France sur l'échiquier mondial.
« Aujourd'hui, on est la deuxième nation chez les hommes. Certes, il n’y a plus la Russie... mais s’il y avait les Russes, on serait deuxième ou troisième.
En tout cas, on est sur le podium des nations ! » explique t'il sur France Bleu.
La blessure de Trondheim à effacer
Mais cette confiance cache une blessure encore vive. Les Mondiaux 2025 en Norvège ont laissé un goût amer.
Devant 100 000 personnes, les Bleus ont collectionné les « médailles en chocolat » (4e, 5e, 6e place).
« On a été très déçu... Malheureusement, on n'a pas pu concrétiser par une médaille », avoue le coach.
C'est précisément cette frustration qui sert de carburant aujourd'hui.
Depuis Sotchi 2014, le ski de fond français a toujours ramené une médaille des JO. « C'est quelque chose quand même ! » rappelle Rousselet.
L'objectif est clair : ne pas briser la chaîne et laver l'affront de Trondheim.
«Alors, on espère que sur ces JO 2026, on va pouvoir essayer d'amener les athlètes français au plus haut niveau, pour augmenter le compteur de médailles»