Il y avait Thierry Roland en 1998, il y aura désormais Jean-Pierre Amat en 2026. L'entraîneur du tir des Bleus, figure emblématique du biathlon, ne pouvait rêver meilleure sortie.
Après le titre olympique historique du relais masculin, le coach a lâché les vannes, révélant les coulisses d'une victoire forgée dans l'intimité d'une chambre d'hôtel.
La réunion secrète et le serment des « chiens »
Tout s'est joué la veille au soir. Amat raconte ce moment de grâce où le groupe a basculé dans une autre dimension, guidé par la fougue d'Eric Perrot.
« Hier soir, il y a eu un truc un petit peu spécial... Eric a pris la parole et a dit :
"On est une équipe. On a une grosse expérience ensemble, on est des chiens et quoi qu'il arrive on ne lâchera rien". On s'est dit que c'était vraiment une réunion spéciale. »
Jacquelin, l'extra-terrestre
Si le collectif a brillé, Amat a tenu à isoler la performance hallucinante d'Émilien Jacquelin, auteur d'un retour fantastique.
« Une mention évidemment pour Emilien parce que le relais qu'il nous a fait, je n'ai pas en mémoire d'en avoir vu un comme ça », avoue l'expert, n'oubliant pas de saluer les techniciens, ces « fêlés du boulot ».

La retraite l'âme en paix
Pour Jean-Pierre Amat, la boucle est bouclée. Ce titre, c'est l'aboutissement d'une vie.
« On en a rêvé depuis très longtemps. On a connu des moments difficiles. Je vais pouvoir partir à la retraite l'âme en paix. Je peux mourir maintenant », a-t-il conclu, bouleversé, sur le site du Dauphiné.