C'est la marque de fabrique d'Émilien Jacquelin : vivre par l'épée, mourir par l'épée.
Médaillé de bronze sur la poursuite, le Français a encore offert un récital de tir rapide, avec ses failles et ses exploits.
Critiqué parfois pour sa fougue, il a tenu à mettre les points sur les i en zone mixte : il ne changera pas.
Une défense passionnée de son instinct
Accusé parfois de "débrancher le cerveau", Jacquelin rétorque qu'au contraire, calculer le tue. Il revendique ce tir engagé, même quand ça rate.
« Tirer lentement, ce n'est pas ce qui marche le mieux.
Je pense que si j'avais tiré lentement et que j'en avais raté trois, on m'aurait dit : ''Pourquoi il n'a pas tiré vite ? Ça marche mieux''.
On peut toujours voir les choses dans le sens inverse, mais je l'ai vécu pleinement ce tir. »
Un problème technique identifié
Loin d'être dans le flou, le Grenoblois a analysé ses deux fautes avec une lucidité chirurgicale, confirmée par son coach Jean-Pierre Amat.
« Je sais très bien où sont les deux balles que je rate. Elles sont en bas... J'ai du mal aujourd'hui à trouver du bon feeling avec mon coude, l'appui qui permet de stabiliser la carabine et j'étais plutôt bas. »
Alors pourquoi ne pas avoir corrigé ? C'est là que l'humain reprend le dessus sur la machine :
« L'erreur, peut-être, ce serait de ne pas se reprendre pendant le tir, mais là, il y a les émotions qui rentrent en compte. »