Si Elvira Öberg a déjà accroché une médaille en relais lors de ces Jeux Olympiques, c'est en coulisses que la Suédoise semble livrer sa plus grosse bataille.
La biathlète ne digère pas l'interdiction de mettre en avant ses sponsors personnels et l'absence totale de "prize money" versé par le Comité International Olympique (CIO).
Il faut également savoir que le gouvernement Suédois, comme en son voisin Norvégien, ne verse aucune prime aux médaillés olympiques.
« Je risque de me désister »
Pour la Suédoise, participer aux Jeux représente un manque à gagner inacceptable.
Le système olympique actuel, qui s'approprie l'image des athlètes sans les rémunérer directement, la rend furieuse.
« C'est une mentalité de l'âge de pierre. Je trouve ça vraiment inadmissible... Aujourd'hui, on vient ici et on se fait exploiter.
Sans nous, les athlètes, il n'y aurait pas de Jeux olympiques. Et même si c'est mon métier, je n'en tire aucun revenu.
Je vais aux JO surtout pour faire parler de moi, mais je risque de me désister. »
Le paradoxe de la millionnaire
Si la charge contre l'hypocrisie du CIO (qui génère des milliards) est légitime, la situation financière personnelle de la biathlète n'est pas vraiment dramatique.
« Je ne gagnerai pas un sou à moins d'avoir un excellent accord avec mes sponsors », plaide-t-elle.
Pourtant, la Suédoise n'est pas vraiment à plaindre : lors de la saison 2024/25, son entreprise a généré un chiffre d'affaires de plus de 6 millions de couronnes suédoises (environ 530 000 euros) pour un bénéfice avant impôts de 3,5 millions.
Ses fonds propres ont même franchi le cap étourdissant des 10,4 millions de couronnes (environ 975 000 euros).