JO 2026 — Isolés à Antholz

Alors que les caméras du monde entier vendent du rêve, la réalité des biathlètes basés à Antholz est beaucoup plus terne.

L'éloignement géographique (plus de 400 kilomètres entre Milan et le site de biathlon) a transformé la fête en isolement total.

Les biathlètes suédois, comme beaucoup d'autres, ne cachent pas leur déception. Pour eux, ces Jeux dispersés ont tué l'esprit de convivialité qui fait le sel de l'olympiade.

Pas de village, pas d'ambiance

Le rookie Viktor Brandt n'y va pas par quatre chemins. Pour lui, ce n'est pas la cérémonie manquée le pire, c'est le vide du quotidien à l'hôtel.

« L'absence de l'ambiance d'un village olympique est pire... Franchement, je trouve ça vraiment ennuyeux.

En tant que grand amateur de hockey, j'aurais aimé voir du hockey olympique. »

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Le prix de la performance ?

Pour Ella Halvarsson, qui vit aussi ses premiers Jeux, le sentiment est mitigé.

« C'est un peu dommage », avoue-t-elle, tout en reconnaissant que cet isolement force permet d'économiser de l'énergie pour les courses.

« Toute cette ambiance olympique, c'est clair que c'est triste de la rater. Ça aurait été sympa d'avoir un petit quelque chose. »

Résultat ces épreuves olympiques de biathlon vont simplement ressembler à une étape de coupe du monde.

On retrouve la même chose pour le ski alpin et le ski de fond, loin de la folle énergie qui anime habituellement la fourmillière du village olympique.

Coincés à 5 heures de route du cœur battant des Jeux, les Suédois et les autres, devront se contenter de regarder la fête à la télévision, en espérant que les médailles compenseront l'ennui.

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