Le prodige a beau l'avoir dévoré des yeux derrière son écran pendant des années, la réalité du terrain l'a frappé de plein fouet ce mardi matin.
À la veille de sa toute première Flèche Wallonne, la nouvelle sensation du cyclisme français, Paul Seixas, est allé reconnaître le mythique Mur de Huy.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le ressenti est bien différent des images télévisées.
« La télé biaise la vision »
Pour Seixas, la surprise est venue autant de la pente que de la qualité du bitume.
À 19 ans, il s'apprête à défier les meilleurs puncheurs de la planète sur un effort qu'il avoue ne pas encore totalement maîtriser, malgré un travail spécifique avant le Tour du Pays basque.
« La seule chose qui m'a vraiment surpris, c'est l'état de la route, qui était un peu plus mauvaise que ce que je pensais.
Le faire en vrai, c'est forcément différent... la manière dont c'est filmé biaise un peu la vision. C'était quelque chose de spécial, je l'ai longtemps regardé à la télé. »
L'absence des ogres : une porte ouverte ?
Avec les forfaits de Tadej Pogacar et Remco Evenepoel, la course s'annonce plus ouverte que jamais. Mais pas question pour le jeune Français de s'enflammer ou de se placer en favori.
Pour lui, cette Flèche est avant tout une immense prise d'expérience, un test grandeur nature avant son véritable objectif de la semaine.
« Je ne me suis pas fixé l'obligation de gagner. Je ne connais pas cet effort encore, je ne connais pas la course, le placement... ce sera une bonne découverte.
Mais si je devais avoir une priorité entre la Flèche et Liège-Bastogne-Liège, je pencherais plutôt pour Liège. C'est un Monument, ça me correspond mieux aujourd'hui, c'est plus usant. »
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