Pierra Menta 2026
40e édition · 4 étapes · 10 000 m D+ · 11–14 mars 2026
La plus grande course de ski alpinisme du monde fête ses 40 ans
Quarante ans que ça dure. Depuis 1986, chaque mois de mars, Arêches-Beaufort se transforme en capitale mondiale du ski alpinisme. La Pierra Menta — baptisée du nom du pic rocheux visible sur le parcours — n'est pas une course comme les autres. C'est une institution, le rendez-vous incontournable où les meilleurs spécialistes mondiaux se confrontent à une épreuve en cordée, quatre jours d'affilée, pour 10 000 mètres de dénivelé positif cumulés. Quinze sommets entre 2 000 et 2 687 mètres, des arêtes aériennes, des descentes qui n'ont rien de balisées, et des milliers de spectateurs grimpés depuis l'aube, cloches et accordéons en main, pour accompagner les équipes jusqu'à la corniche du Grand-Mont.
Cette 40e édition a une dimension supplémentaire : elle accueille les Championnats du Monde longue distance par équipes ISMF. Un titre mondial mis en jeu sur les pentes du Beaufortain, pour la deuxième fois après 2021. L'enjeu sportif est maximal. Les meilleures nations — Italie, France, Suisse, Espagne, Autriche — envoient leurs troupes avec une seule idée en tête : décrocher le titre suprême.
« C'est plus important de gagner la Pierra Menta qu'une Coupe du monde. »— Kilian Jornet, 4 fois vainqueur
Les favoris de cette 40e édition
Côté hommes, les regards se tournent vers l'Italie, historiquement dominante sur ce type d'épreuve. Mais l'édition 2025 a envoyé un signal clair : le top 5 final était intégralement tricolore. Xavier Gachet et William Bon Mardion ont décroché la victoire en 10h07:24, devant Jacquemoud-Equy (+7') et Damevin-Maguet (+31'). François D'Haene et Alexis Sévennec complétaient ce carton plein français en 4e position. Une domination de bout en bout sur une édition où les Italiens ont été tenus à distance du podium. En 2026, la donne pourrait changer — c'est aussi l'enjeu d'un Championnat du Monde.
Côté femmes, la présence d'Emily Harrop et Margot Ravinel — toutes deux sorties directement des Jeux Olympiques d'hiver de Milano-Cortina 2026 où le ski alpinisme a fait sa première apparition — donne un relief particulier à cette édition. Harrop, vice-championne olympique du sprint, retrouve ici son élément de prédilection : la haute montagne, les efforts longs, la vraie montagne. Rien à voir avec un sprint de trois minutes en stade.
Et puis il y a François D'Haene, quadruple vainqueur de l'UTMB, qui s'apprête à disputer sa 17e Pierra Menta l'année de ses 40 ans. L'ultra-traileur du Beaufortain incarne à lui seul l'esprit de la course : non pas la performance olympique calibrée pour la télévision, mais l'aventure alpine dans toute sa brutalité et sa beauté.

