La FIS impose pour la première fois un poids maximal aux skis de course, au nom de la sécurité. À deux semaines de Soelden, la mesure fait grincer des dents chez les fabricants, de Rossignol à Atomic, mais aussi chez les athlètes, à commencer par la championne olympique Breezy Johnson.
Une première dans l'histoire du ski
La FIS fixe pour la première fois un poids maximal pour les skis de course, fixations et plaques comprises. L'objectif affiché est la sécurité. Les limites varient selon la discipline et le sexe, de 9 kg en slalom dames à 10,6 kg en descente messieurs.
| Discipline | Messieurs | Dames |
|---|---|---|
| Descente | 10,6 kg | 10,4 kg |
| Super-G | 10,2 kg | 10 kg |
| Géant | 10,2 kg | 9,8 kg |
| Slalom | 9,2 kg | 9 kg |
Tous les fabricants ne sont pas logés à la même enseigne. Le matériel de Stöckli (Marco Odermatt, Alexis Monney, Thomas Tumler, Lenz Hächler), Head (Franjo von Allmen, Corinne Suter) et Rossignol (Loïc Meillard) respectait déjà ces limites l'hiver dernier. Atomic et Salomon, en revanche, doivent modifier une partie de leurs modèles.
Rossignol : « Aucune étude ne le prouve »
Même chez ceux qui ne sont pas concernés, la règle ne passe pas. Stéphane Mougin, chef course de Rossignol, a exprimé ses doutes au quotidien suisse Blick.
Pour lui, le poids total compte moins que sa répartition.
Atomic : « Il faut des faits solides »
Chez Atomic, directement touché, le ton est encore plus ferme. Christian Höflehner, chef course de la marque autrichienne, craint que la FIS n'aille plus loin.
Des tests sont prévus l'hiver prochain. Il se dit prêt à suivre si les résultats sont concluants.
Breezy Johnson monte au créneau
Les athlètes aussi s'en mêlent. Breezy Johnson, championne du monde puis championne olympique de descente, a critiqué la règle à plusieurs reprises, selon Blick. L'Américaine, skieuse Atomic, pèse plus de 80 kg et estime avoir besoin d'un matériel plus lourd pour rester stable à haute vitesse.
La règle s'appliquera dès l'ouverture à Soelden, les 24 et 25 octobre, dans un automne déjà agité pour la FIS, marqué par le départ de Markus Waldner, son directeur des courses messieurs.
